Monsieur
le maire, chers collègues,
Je
profite de ce rapport sur la cuisine centrale pour vous interpeller sur la
situation des cantines scolaires à Villeurbanne.
Suite
à un article paru dans l’hebdomadaire Le Point du 1er novembre
dernier, nous avons été alertés par des DDEN de Villeurbanne sur la remise en
cause du principe de laïcité dans les cantines scolaires de Villeurbanne.
Un
dispositif de jetons de couleur que chaque élève doit déposer sur son plateau a
été mis en place pour permettre aux élèves de choisir leurs menus : bleu
pour les menus standard, verts pour les sans-viandes et jaune pour les sans
porcs.
Vous
présentez ce dispositif comme pragmatique pour simplifier le service et
engendrer le minimum de distinction entre les enfants.
Il
y a de quoi s’interroger sur le respect de la laïcité à l’école publique. La
cantine scolaire est un service public facultatif. Le fait de prévoir des menus
en raison de pratiques confessionnelles ne constitue ni un droit pour les
usagers ni une obligation pour les collectivités.
Devant
cette situation on comprend l’indignation des DDEN, pour eux cette forme
d’identification des élèves par le repas est une reconnaissance implicite des
religions, tout à fait contraire à l’esprit d’intégration de l’école publique
et laïque.
Monsieur
le maire, nous connaissons tous votre attachement à l’école publique et laïque.
Attachement que je partage complètement comme vous le savez.
Au
nom du vivre ensemble, des principes fondateurs d’égalité et de laïcité de
notre pacte républicain, vous ne pouvez accepter cette situation dans les
cantines scolaires comme ce fut le cas dans certaines villes pour les horaires
de piscine.
Pour
le journaliste du Point, il est trop tard. Le système est en place, l’engrenage
est en marche et la porte grande ouverte à des revendications sans fin.
Pour
la défense de l’école publique et laïque, il n’est jamais trop tard. Monsieur
le maire, nous comptons sur votre engagement républicain.
Merci
d’éclairer et d’informer les membres du conseil municipal.