Jean-François Copé : Un engagement commun franco-allemand historique pour sauver l’Europe
Ainsi, pour combattre la crise de la dette, ils ont proposé :
> La création d’un gouvernement économique pour la zone euro : ce gouvernement dirigé par le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy qui se réunirait deux fois par an permettra une plus grande coordination des politiques économiques ce dont nous ne pouvons que nous féliciter.
> L’instauration d’une taxe sur les transactions financières devra permettre à la fois de dégager des ressources budgétaires et de combattre la spéculation.
> L’adoption de la « règle d’or » budgétaire dans toute la zone euro : les 17 membres de l'union monétaire devront adopter d'ici un an la « règle d'or » sur l'équilibre budgétaire, déjà en vigueur en Allemagne. Cette mesure est indispensable pour la stabilité économique des pays européens.
> Un impôt sur les sociétés harmonisé en France et en Allemagne : il rapprochera les modèles économiques franco-allemands.
Ces pistes crédibles prouvent une nouvelle fois la détermination du Président de la République à consolider les économies européennes et à résoudre les difficultés que connaît actuellement l’Europe. En travaillant main dans la main avec Angela Merkel pour un redressement des finances publiques et une amélioration de la compétitivité des pays de l’Union Européenne, il a fait preuve d’un vrai courage politique et a montré qu’il était à la hauteur face aux attentes de nos concitoyens.
Au moment où l’Union Européenne est touchée par la crise de la dette, seules l’unité et la solidité de l’axe franco-allemand peuvent être les clés pour ramener l’Europe sur le chemin de la croissance.
Pendant ce temps, le Parti Socialiste se permet de donner des leçons de gouvernance budgétaire et refuse de voter la « règle d’or » qui doit être intégrée à la Constitution si la France veut être en accord avec les mesures qu’elle propose au niveau européen. Je veux le rappeler : cette mesure n’est ni de gauche, ni de droite. Je refuse de croire que le Parti Socialiste est prêt à menacer la stabilité économique de notre pays au seul motif que c’est une proposition formulée par le Président de la République. Privilégier des enjeux de politiques politiciennes à l’intérêt général, ce n’est pas être dans une démarche digne d’un parti de gouvernement.
Tribune du Groupe UMP dans VIVA de juillet-août 2011
Malgré la crise, les engagements sur le handicap ont été tenus : en 2011 la France est un pays plus accueillant, ouvert et adapté au handicap qu’en 2007 !
Le gouvernement a fait un effort sans précédent en faveur des 5 millions de Français qui souffrent d’un handicap avec l'augmentation des dépenses pour le handicap de 5,5% par an (un rythme de croissance bien plus élevé que celui de la croissance globale) pour atteindre 37 milliards € en 2010.
L’allocation adulte handicapé (AAH) sera revalorisée de 25% sur l’ensemble du quinquennat. Soit un effort supplémentaire de la solidarité nationale de 1,4Md€ par rapport à 2007 !
La prestation de compensation du handicap, destinée à financer les besoins liés à la perte d'autonomie poursuit sa montée en charge. Elle est perçue par près de 80 000 personnes (contre 60 000 en 2008), soit un engagement de plus de 800 millions €.
L’accès à l’emploi des personnes handicapées a progressé : 49% des entreprises dépassent l’objectif de 6% de personnes handicapées employées. Depuis la fin 2010, il est possible de cumuler l’allocation adulte handicapé avec des revenus professionnels jusqu’à 1,3 SMIC contre 1,1 SMIC auparavant.
210 000 enfants handicapés vont aujourd’hui à l’école, étudient et grandissent en compagnie des autres enfants de leur âge (soit près de 2 fois plus qu’en 2005 !). Pour accompagner ces enfants au quotidien, le nombre des auxiliaires de vie scolaire (AVS)a été multiplié par 2. A la rentrée 2010, près de 60 000 élèves ont ainsi bénéficié d’un accompagnement individuel. 50 000 nouvelles places allouées à l’accueil des enfants et adultes handicapés dans des établissements spécialisés devraient être ouvertes dont 30 000 dès 2012, pour un engagement financier de 1,5 milliard €.
Bien sûr, il reste beaucoup de chemin à faire pour atteindre l’ensemble des objectifs de la loi sur le handicap de 2005 : l’accessibilité des lieux accueillant du public est en retard sur les temps de passage, l’emploi des personnes handicapées est toujours en retrait par rapport à l’objectif du taux de 6% de salariés handicapés dans les entreprises et les administrations, il manque encore des places en milieu scolaire ordinaire ou spécialisé et des personnes formées.
Ces 3 enjeux concentreront à l’avenir tous nos efforts. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy a annoncé, dans le cadre de la conférence nationale du handicap le 8 juin à Paris :
-un plan de 150 millions d'euros sur trois ans pour «mettre en accessibilité les lieux de travail» dans la fonction publique.
-3000 postes supplémentaires seront créés dans les entreprises adaptées durant les trois prochaines années.
-dès 2012, tous les contrats aidés des AVS seront progressivement remplacés par des personnels mieux formés sur des contrats de trois ans, renouvelables une fois et le complément de libre choix de mode de garde pour les parents d’enfants lourdement handicapés sera majoré de 30%.
La cause nationale du handicap, n’est ni de droite ni de gauche. C’est un devoir de solidarité de soutenir et de permettre de vivre dignement les 5 millions de Français qui souffrent d’un handicap.
Régis LACOSTE
Groupe UMP
Article du Progrès du 8 juillet 2011
Sécurité publique. Jean-Paul Bret s’est félicité d’un rapport de la Cour des comptes, rendu public hier à Paris. Le maire y voit la justification des choix villeurbannais. Pour l’UMP, Villeurbanne fait office de village gaulois
C’est un pavé de près de 250 pages qu’a présenté la Cour des comptes, hier à Paris. Un pavé que cette institution jette dans la mare du débat politique sur l’insécurité. Dédié à « l’organisation et la gestion des forces de sécurité publique », il est notamment consacré aux évolutions concernant les polices municipales et la vidéosurveillance dans plusieurs régions de France.
« […] la Cour des comptes pointe le mauvais bilan de l’État et les incohérences de sa politique de sécurité », observe dès hier Jean-Paul Bret, maire, dans un communiqué. L’élu ne manque pas de commenter le chapitre consacré à la vidéosurveillance. « Comme le souligne la Cour des comptes, « la France se caractérise par une quasi-absence d’enquête scientifique sur le sujet », commente-t-il.
Établissant un parallèle entre des dispositifs coûteux et une efficacité qui « n’est pas avérée », Jean-Paul Bret remarque que la Cour des comptes cite Villeurbanne en exemple : « De 2003 à 2008, la délinquance de proximité a diminué de 48 % à Villeurbanne, dépourvue de vidéosurveillance, soit plus rapidement qu’à Lyon (33 %), pourtant dotée d’un dispositif relativement dense. »
« À Villeurbanne, nous ne souhaitons pas nous engager dans un acte de foi qui deviendrait un acte d’aveuglement. Le recours à la vidéosurveillance demande prudence et pragmatisme », souligne le premier magistrat de la Ville en évoquant une étude en cours de réalisation sur le territoire communal (lire ci-contre).
« Sur la vidéo protection, une fois de plus, Jean-Paul Bret utilise l’idéologie contre l’efficacité du terrain », considère pour sa part Régis Lacoste, délégué UMP de Villeurbanne et conseiller municipal. « Villeurbanne est le village gaulois. Il a raison contre tout le monde, contre Lyon, contre Vaulx-en-Velin, contre le maire de Dijon », pointe l’élu d’opposition. « Il y a des caméras dans les TCL de Villeurbanne, devant des distributeurs bancaires, dans des établissements publics. Quand on passe devant la synagogue, on est filmé », poursuit Régis Lacoste. « Nous voulons mettre des caméras pour aider les policiers, comme l’ADN les a aidés il y a vingt ans et les empreintes génétiques il y a cent ans », explique le délégué UMP.
Un délégué qui s’attend à ce que le sujet de la vidéosurveillance soit un enjeu de campagne pour la présidentielle de 2012. Les Villeurbannais auront alors le loisir de suivre le débat sur petit écran.
Le rapport est disponible sur www.ccomptes.fr
Yannick Ponnet
Article du Progrès du 7 juillet 2011
« Au même moment, poursuit-il, au conseil municipal de Lyon, Gérard Collomb a fait voter par sa majorité de gauche, un nouveau redéploiement de la vidéo protection dans les rues de Lyon. Un programme sur six ans, de trois millions d’euros. Quel paradoxe avec « la zone blanche » voulue par Jean-Paul Bret pour Villeurbanne privant les forces de police d’un outil technologique indispensable pour lutter efficacement contre la délinquance. » Pour l’élu d’opposition, ce choix est réalisé au détriment des Villeurbannais.
Article du Progrès du 5 juillet 2011
Les centristes, puis l’UMP, quitteront la salle, ne prenant pas part au vote / Photo Y. P.
« La délibération ce soir concernant l’exclusion des adjoints Europe écologie - les Vers est, à double titre exceptionnel. Exceptionnel car exclure de son équipe municipale, les Verts qui vous ont permis d’emporter l’élection en 2008 n’est pas courant. Exceptionnel car reproposer au vote des élus une délibération très proche de celle qui a été déclarée illégale par le tribunal il y a dix jours est surprenant. ». Baptiste Dumas, conseiller municipal d’opposition (Énergies Villeurbanne), a lancé ainsi le débat hier à l’hôtel de ville. En fin de séance du conseil municipal, il est alors question d’examiner une délibération visant au « non maintien dans leurs fonctions d’adjoints » de Béatrice Vessiller et Jean-Claude Ray après la récente annulation par la justice d’un texte similaire (lire « Le Progrès » d’hier).
« […] Vous nous obligez, ce soir, à assister à un fait de guerre burlesque, un combat de guerre picrochiline chère à Rabelais », lance pour sa part Richard Morales (Centristes et démocrates), renvoyant dos à dos écologistes (qui « se sont emparés de l’écologie ») et majorité, accusée de juger la qualité d’un adjoint sur des « critères très loin de l’intérêt citoyen ».
« Une adjointe écologiste se permet d’être candidate face à l’homme adoubé par le maire, seigneur et maître de notre bonne ville de Villeurbanne. Ces félons écologistes ne méritaient que le gibet politique […]», ironise Régis Lacoste (UMP) en évoquant un crime de lèse-majesté. « […] Nos concitoyens ne sont pas vos sujets, les partis politiques vos vassaux et Villeurbanne votre fief », ajoute l’élu.
Pour Jean-Claude Ray, encore adjoint EE-LV quand il prend la parole, l’éviction des écologistes de l’exécutif municipal il y a un an est une décision » incompréhensible, déloyale, illégitime, irresponsable et « illégale ». « A Villeurbanne, lance-t-il à Jean-Paul Bret, maire, vous étiez devenu, l’an passé le diviseur de la gauche, donnant un signe négatif dépassant les frontières de notre ville. Et vous continuez, vous vous obstinez. »
« Votre décision de l’an passé était une erreur politique et juridique. Vous […] vous enferrez dans l’erreur », considère elle aussi Béatrice Vessiller. « Ainsi M. Bret, vous ne supportez plus la différence quand bien même celle-ci s’inscrit dans le contrat de mandature que nous avions passé ensemble en 2008 », dénonce l’adjointe.
« […] Vous vous placez dans une posture de victime alors que vous êtes largement responsables de la situation », regrette Hector Bravo (Communistes et républicains), notant que les écologistes n’ont pas voté le dernier budget de la ville. A ses yeux, les écologistes jouent un jeu dangereux pour toute la gauche. « […] Il faut rompre avec la politique du scandale qui jette le discrédit sur tous les politiques et toutes les politiques », estime Hector Bravo.
« Ne pas voter le budget est le geste de trop », pointe Samia Belaziz (groupe radical et citoyen), pour qui la confiance entre majorité et Verts « est anéantie ».
« Cette décision de justice ne change rien aux actes posés et à la réalité des faits. […] Vous avez vous-mêmes fait le choix délibéré de l’opposition à l’équipe municipale », qui se doit d’être « cohérente et solidaire », poursuit Loïc Chabrier (Parti socialiste).
« […] Il faudrait repartir comme si de rien n’était. […] Vous êtes, depuis un an, nos meilleurs opposants », lance quant à lui Jean-Paul Bret. Si le maire indique avoir pris acte de la décision du tribunal administratif - non sans souligner la vision procédurale de la politique des Verts -, elle ne change rien à la crise de confiance existante. « Quand on est dans une équipe, on ne peut pas délibérément marquer contre son camp […]», déclare-t-il.
Le retrait des mandats d’adjoint sera validé par 33 élus, 8 autres votant contre et 5 élus votant blancs. Le groupe communiste s’est abstenu. Centristes et UMP n’ont pas pris part au vote et ont quitté la salle.
Le rapport suivant - la fixation à 15 du nombre d’adjoints - a été adopté par 38 voix et 2 votes blancs. Les écologistes ont fait le choix de l’abstention.
Y. P.
Intervention au conseil municipal du 4 juillet 2011
Monsieur le maire, par arrêté du 28 juin 2010, vous avez procédé au retrait de délégations de Mme Vessiller et Mr Ray. Cet arrêté vient d’être annulé le 1er juin dernier par le TA de Lyon considérant que le retrait de délégation n’était pas suffisamment lié à un motif d’intérêt public tiré de la bonne marche administrative communale.
Le TA de Lyon ne fait que confirmer que vos décisions ne reflétaient qu’un caractère purement politique. L’exclusion des adjoints écologistes de l’exécutif municipal est simplement la conséquence du refus des écologistes d’obéir à votre oukass de retirer leur candidate du 2ème tour de l’élection cantonale partielle de l’année dernière.
Quel crime de lèse-majesté !
Une adjointe écologiste se permet d’être candidate face à l’homme adoubé par le maire, seigneur et maître de notre bonne ville de Villeurbanne. Ces félons écologistes ne méritaient que le gibet politique, c'est-à-dire le retrait pur et simple de leurs délégations d’adjoints. Il ne leur restait plus qu’à rejoindre ces renégats de l’opposition sous les applaudissements des courtisans de la majorité !
Monsieur le maire, nous ne sommes plus dans la France féodale, nos concitoyens ne sont pas vos sujets, les partis politiques vos vassaux et Villeurbanne votre fief !
Nous sommes en démocratie, ou chacun a le droit de se présenter aux élections. Le pouvoir souverain appartient au peuple !
En 2008, vous aviez constitué devant les Villeurbannais un pacte politique en présentant une liste commune avec les écologistes. Vous choisissez aujourd’hui par aigreur politicienne de rompre ce pacte et votre majorité municipale.
Par respect des électeurs, démissionnez et remettez votre mandat aux Villeurbannais qui choisiront une nouvelle majorité municipale.
Depuis des années, trop de Villeurbannais se détournent de la politique et se réfugient dans l’abstention. Redonner par ce retour devant les urnes de la noblesse à l’engagement politique et de la confiance aux électeurs envers les élus.
Monsieur le maire, notre pacte républicain l’exige !
Je vous remercie de votre attention.
Régis LACOSTE
Groupe UMP


