« On tue en Syrie et le Président du Conseil de Sécurité de l'ONU bronze, tranquille, à la plage de Brégançon »

La nouvelle est stupéfiante : le Conseil de Sécurité est donc convoqué par la France le … 30 août ! Trois semaines d'attente alors qu'il faudrait se réunir aujourd'hui et ne pas quitter la réunion sans avoir trouvé un accord.
Et alors que les massacres ont lieu tous les jours et qu'il faut agir de toute urgence, que fait François Hollande, qui est aussi le Président du Conseil de Sécurité de l'ONU. ? Il est tranquille, en vacances, à la mer ...

Monsieur le Président, ce n'est pas dans trois semaines qu'il faut convoquer le Conseil de Sécurité mais aujourd'hui ! Ces trois semaines sont une éternité pour les Syriens qui se font massacrer.

Alors que la France peut agir à l'ONU, François Hollande attend donc à la plage. D'ailleurs qu'attend-il ?

On nous dit d'attendre le feu vert de la Chine et de la Russie. Mais c'est justement à la France, présidente du Conseil de sécurité, d'arracher cet accord. De toute façon, disons le clairement : la légitimité du Conseil de sécurité n'existe plus dans cette affaire puisqu'il a avoué sa totale impuissance. La morale commande donc d'agir maintenant sans l'ONU : avec les Turcs, la Ligue Arabe et ceux qui voudront bien. Sauvons les Syriens, et on discutera après.

On se souvient d'un ministre de la santé qui était en vacances pendant la canicule. Aujourd'hui, c'est le Président qui bronze à la plage pendant les massacres qu'il est censé faire cesser.

Monsieur Hollande devrait être partout : à New-York, à Pékin, à Moscou, dans les pays arabes, pour obtenir l'arrêt des combats. Partout, mais pas à la plage ! Monsieur le Président de la République, de grâce, reprenez-vous. N'ajoutez pas le ridicule au déshonneur de l'inaction. Quittez votre maillot de bain, convoquez le Conseil de Sécurité maintenant et agissez, bon sang ! Agissez, on meurt chaque minute en Syrie !
Philippe JUVIN
Eurodéputé et Secrétaire national de l'UMP

Taubira continue de dévoiler l'imposture de la campagne de François Hollande

Bruno Beschizza, Secrétaire National de l'UMP à l'emploi des forces de sécurité, constate sans surprise que l'interview de Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la justice, continue de dévoiler l'imposture de la campagne de François Hollande que l'UMP et Nicolas Sarkozy n'ont cessé de dénoncer.
Après les premiers actes symboliques (visite consacrée aux loisirs des détenus, annonce sans aucune concertation de la suppression des tribunaux pour mineurs, etc..), Christiane Taubira continue aujourd'hui de dévoiler sans surprise le Vrai programme de la Gauche : angélisme, culture de l'excuse et impunité institutionnelle.
Angélisme avec les propos de Christiane Taubira qui parle de "pédagogie autour de la sanction". Culture de l'excuse avec la sacro-sainte faute de la société. Impunité institutionnelle avec cette nouvelle interview.
Bruno Beschizza dénonce donc l'imposture de la campagne présidentielle menée par François Hollande, lui qui promettait de doubler le nombre de centres éducatifs fermés, pendant que Christiane Taubira ne cesse de les critiquer et a décidé de suspendre la création de nouveaux centres.
Une seule question : Où s'arrêtera l'irresponsabilité de la gauche au pouvoir en matière de sécurité ?

Policiers agressés par une femme voilée. Manuel VALLS s'en contrefout !

Editorial du Figaro d'Yves Thréard du 6 août 2012


Europe : Hollande face à sa gauche

L'Europe divise le PS. Encore et toujours. Sept ans après le référendum du 29 mai 2005, quand le «non », défendu par la gauche de la gauche et des socialistes emmenés par Laurent Fabius, l'avait emporté.
C'est un moment crucial, à hauts risques, que François Hollande s'apprête à vivre avec la présentation au Parlement, fin septembre, du traité européen conclu à Bruxelles les 28 et 29 juin. Le sujet est d'actualité dès cette semaine: le Conseil constitutionnel devrait dire si une révision de notre loi fondamentale est un préalable nécessaire.

Comme il en a l'habitude, le président de la République est dans la posture de l'équilibriste. Depuis qu'il est en fonction, il va répétant qu'il a réussi à réorienter la politique européenne d'Angela Merkel vers plus de croissance. En fait, François Hollande s'arrange avec la réalité.
Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) est fidèle à la volonté de la chancelière allemande. La rigueur reste la priorité. Et chaque État est tenu d'adopter la fameuse règle d'or budgétaire. François Hollande s'y soumettra donc, faisant mine du contraire en ne la gravant pas dans la Constitution.

Depuis le début, le tour de prestidigitation n'échappe à personne. Ni aux communistes, à Jean-Luc Mélenchon et à ses amis, ni à de nombreux responsables d'Europe Écologie-Les Verts. Ils voteront contre le texte européen, certains exigeant même l'organisation d'un réfé­rendum.
Mais des parlementaires socialistes devraient aussi réveiller les démons de 2005, en refusant de marcher derrière le chef de l'État. Et ils ne manqueront pas de mettre en position très inconfortable les «nonnistes » qu'étaient il y a peu son ministre des Affaires étrangères et son délégué aux Affaires européennes, Bernard Cazeneuve.

Pas sûr que François Hollande parvienne, cette fois, à faire la synthèse !

Une session parlementaire pour rien. Il est urgent d'agir.

La fin de la session parlementaire extraordinaire nous donne l'occasion de tirer le premier bilan de l'action de François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Malheureusement, ce bilan est désolant pour notre pays. La gauche s'est en effet ingéniée à déconstruire nos réformes et à repousser sans cesse les mesures urgentes que commande la crise économique.

Dilapidation de l'héritage de Nicolas Sarkozy dans le domaine économique, avec une augmentation ahurissante des taxes pesant sur le travail, les salariés et les entreprises : taxation des heures supplémentaires, suppression de la fiscalité anti-délocalisations, doublement du forfait social sur l'épargne et l'intéressement, hausse des cotisations sociales. Ce choix du matraquage fiscal est dramatique car il va affecter les deux ressorts principaux de notre croissance. D'un côté, la compétitivité de nos entreprises en alourdissant le coût du travail ce qui risque de leur faire perdre des parts de marché. De l'autre, la consommation en ponctionnant inconsidérément le pouvoir d'achat des salariés. Tout cela risque de se traduire par un accroissement très inquiétant du chômage.

Sur le plan régalien, la même logique de déconstruction est à l'œuvre. Christiane Taubira a multiplié les annonces qui visent à détruire notre arsenal pénal contre les délinquants. Manuel Valls a assuré vouloir assouplir les critères de régularisation des clandestins ainsi que les critères de naturalisation des étrangers au motif qu'ils seraient « discriminatoires ». Ce dernier point me préoccupe particulièrement : on ne peut ainsi brader l'intégration républicaine qui permet au terme d'un parcours exigeant de devenir Français. Demander à un étranger de connaître notre langue, notre culture, notre histoire, nos valeurs n'est pas une discrimination. Etre Français, ce n'est pas simplement avoir des papiers. C'est adhérer à une certaine idée de la France. Abandonner cette exigence républicaine est une faute.

Cette volonté systématique de défaire ce que nous avons fait est surtout un paravent pour masquer l'inaction du gouvernement. Rien sur l'emploi, rien sur le pouvoir d'achat, rien sur la dette, rien sur la compétitivité, rien sur le financement de la protection sociale. Sur tous ces sujets cruciaux, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont fait le choix de confier des missions de réflexion à une multitude de commissions, comités, groupes de travail qui n'aboutiront pas avant longtemps. Alors qu'une action face à la crise est urgente, François Hollande préfère danser sur un volcan. Le même immobilisme se retrouve à l'international : en Europe où François Hollande, en défiant Angela Merkel, a paralysé la zone euro ; en Syrie, où la France semble cruellement impuissante face au drame qui se joue, quand Nicolas Sarkozy et Alain Juppé étaient continuellement à l'initiative.

L'anti-sarkozysme ne pourra plus très longtemps suffire comme alibi à l'immobilisme. Face à la crise, François Hollande ne peut plus perdre de temps à reculer et repousser à demain ce qu'il faut faire aujourd'hui. L'indécision n'est pas une politique, il est urgent d'agir.

Jean-François Copé

Jean-François Copé: "A l'UMP, on ne doit pas avoir de tabou"

Jean-François Copé: "A l'UMP, on ne doit pas avoir de tabou"
Article paru sur Nice matin le 1er août 2012

 
Le secrétaire général du parti sera ce soir au Cannet dans les Alpes-Maritimes pour mobiliser militants et élus d’opposition, face « à une gauche qui fait beaucoup de dégâts dans le pays »
Invité par Michèle Tabarot, député-maire du Cannet et secrétaire départementale de l'UMP, Jean-François Copé participera, aujourd'hui à 20 h 30, au dîner républicain organisé au Théâtre de Verdure du jardin Tivoli au Cannet. Devant plus de mille personnes réunies, notamment, grâce à Philippe Tabarot, conseiller général de Cannes, et Olivier Bettati, conseiller général de Nice, le secrétaire général de l'UMP commentera les temps forts de ce début de quinquennat vécu sur les bancs de l'opposition avant d'aborder la préparation du congrès du parti qui désignera, fin novembre, son nouveau président.
Votre réaction aux premières décisions du gouvernement ?
François Hollande et Jean-Marc Ayrault font comme s'il était urgent d'attendre. Ils ne nous ont rien proposé sur la dette, l'emploi, ou la compétitivité. Pire, la gauche a frappé directement les deux premiers ressorts de la croissance. La compétitivité des entreprises par un fort alourdissement du coût du travail en augmentant les cotisations sociales pour financer le retour partiel à la retraite à 60 ans et en supprimant la fiscalité antidélocalisations. Le pouvoir d'achat ensuite, avec 7 milliards d'euros d'augmentation d'impôts dont plus de la moitié touche les classes moyennes et populaires, et pas seulement les plus favorisés. C'est très inquiétant !
Ne font-ils pas qu'appliquer leurs engagements de campagne ?
Justement, c'est ce qui m'inquiète. Nous sommes bien en présence de cette politique de gauche que nous avions dénoncée et pour laquelle nous n'avions cessé d'alerter les Français. Celles et ceux qui n'ont pas voté pour Nicolas Sarkozy ou nos candidats aux législatives doivent commencer à le regretter amèrement, pour ce qui concerne leur feuille de paie ou leur sécurité.
Vous ne serez officiellement candidat à la présidence de l'UMP qu'à la fin août. Ne craignez-vous pas de prendre beaucoup de retard sur Fillon ?
J'ai toujours dit que la priorité de cet été était d'installer l'opposition face à la gauche et j'y consacre toutes mes forces. Viendra ensuite le temps de la campagne qui commencera sans doute à la rentrée. C'est à ce moment-là que je me prononcerai.
Comment parviendrez-vous, d'ici novembre, à inverser la tendance qui donne Fillon grand favori ?
L'intérêt d'une campagne électorale est de montrer la personnalité de chacun, son histoire, ses combats, ses engagements. J'aime passionnément la mission qui est la mienne. J'anime notre parti depuis pratiquement vingt mois au service de nos militants, je me suis donné sans compter pour la campagne de Sarkozy. Et j'ai mon histoire personnelle avec la ville de Meaux, dont je suis maire.
En quoi êtes-vous différent de Fillon ?
Parlons d'abord de ce qui nous rassemble. Nous avons le même attachement à l'Europe et à la maîtrise des déficits publics. Ce n'est pas rien. Pour le reste, nous avons une histoire élective différente. Je suis maire de Meaux, une ville qui est le reflet de la société française d'aujourd'hui avec 53 % de logements sociaux, des quartiers très sensibles dans une commune qui a été à gauche pendant de très nombreuses années. J'y ai démontré qu'on pouvait faire reculer le FN et la gauche en appliquant une politique de droite décomplexée. Forcément, mon histoire n'est pas la même que celle d'autres candidats…
A ce propos, les candidats ne sont-ils pas trop nombreux ?
Je trouve que chaque candidature est respectable et témoigne de la volonté de marquer sa sensibilité, sa diversité. Je suis un grand militant de la liberté d'expression au sein de l'UMP. L'essentiel au final est d'être tous rassemblés face à la gauche. C'est le message que je délivrerai ce soir au Cannet, chez mon amie Michèle Tabarot.
La création de mouvements au sein de l'UMP ne risque-t-elle pas d'aggraver les divisions ?
J'ai initié les mouvements qui vont permettre à la Droite populaire mais aussi à nos amis libéraux, centristes, humanistes, de faire connaître leurs différences. Je préfère que ce soit à l'intérieur de l'UMP plutôt qu'un retour aux tragiques périodes d'affrontements fratricides entre le RPR et l'UDF d'autrefois.
Ne craignez-vous pas toutefois une possible cacophonie ?
Au contraire ! Je crois que c'est très bien qu'il y ait une liberté d'expression dès lors qu'ensuite on se rassemble pour décider. Je défends moi-même une ligne, celle de la droite décomplexée. On ne doit pas avoir de tabou.
Confirmez-vous qu'une primaire sera organisée à l'UMP en 2017 ?
Je veux être garant de trois points très importants. Le premier, qu'il y ait bien des mouvements favorisant une diversité et une liberté totale d'expression. Que le militant comme l'élu puisse dire sa part de vérité au sein de l'UMP sans craindre d'être désavoué. Deuxièmement, qu'il y ait bien une primaire qui permettra, le moment venu, de choisir celui qui sera le meilleur d'entre nous pour 2017. Troisièmement, je veux appeler chacun à la sagesse et à la mesure. Ce qui se joue à l'automne prochain n'est pas la désignation du candidat pour 2017, n'en déplaise à ceux qui ont déjà bien vite endossé le costume de courtisans. L'heure aujourd'hui est à désigner celui qui est le mieux à même de porter l'opposition et de créer les conditions d'une vague bleue en 2014, pour les prochaines élections locales.
« Valls détricote notre politique de sécurité »

Comment jugez-vous les premiers pas de Valls ?
En bon disciple de Hollande, il est un adepte du double langage. Il fait des moulinets devant les micros en surjouant la fermeté mais, dans les faits, c'est le laxisme qui est au rendez-vous avec la destruction minutieuse de l'arsenal pénal que nous avions mis en place contre les délinquants : peines planchers, rétention de sûreté, tribunaux correctionnels pour mineurs… Et c'est la même logique en ce qui concerne l'immigration. Manuel Valls défait point par point notre politique d'immigration choisie pour renouer avec une logique d'immigration incontrôlée : arrêt des placements en centre de rétention pour les étrangers clandestins venus avec leurs enfants ; élargissement des critères de régularisation des mêmes clandestins ; suppression de la franchise de 30 euros que nous avions instaurée pour l'aide médicale d'Etat destinée à ces mêmes étrangers irréguliers ; assouplissement des critères de naturalisation…

Bilan de la session extraordinaire Assemblée nationale 2012 Marc Le Fur


Bilan de la session extraordinaire Assemblée... par marclefur

Jean-François Copé sur Europe 1 mercredi 1er août 2012


L'action de Hollande est "désolante" par Europe1fr

Christian Jacob sur France 2 mardi 31 juillet 2012

Assad reçu en France par Jospin et Mélenchon



Laurent Fabius vient de critiquer Nicolas Sarkozy qui a reçu lors d'un 14 juillet le président syrien. Les socialistes ont la mémoire courte : Assad a été reçu par le gouvernement Jospin à Paris...Fabius était à ce moment là ministre de l'économie et des finances....Il a dû oublié ! Une belle photo ou Mélenchon ministre recevait le président syrien à l'aéroport !!!

La solitude du professeur d’histoire-géographie / Editorial de Causeur.fr

Surtout s’il n’est pas militant de gauche…


Le 5 juillet, Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, donnait le coup d’envoi de « la concertation sur la refondation de l’école ». Devant 200 personnes rassemblées dans le grand amphi de la Sorbonne, il expliqua qu’il s’agissait de « refonder la République par l’école ». La refondation républicaine, c’est son grand truc, à Peillon : le 26 juin dernier, il en avait effleuré l’idée dans une lettre qu’il avait adressée à « tous les personnels de l’Éducation nationale », tel un Pape qui délivre à ses évêques une exhortation apostolique. On se gardera de faire un rapprochement avec la lettre que Jules Ferry envoya le 17 novembre 1883 aux instituteurs : là où le ministre de l’instruction de la IIIe République, influencé par le protestantisme, vantait la nécessité d’une morale laïque à l’école, Vincent Peillon, qui parle de l’accueil des enfants de moins de trois ans, de la durée de la pause à la mi-journée ou encore des nouveaux emplois d’auxiliaires de vie scolaire, pourrait donner l’impression que l’école est devenue une vaste garderie. Sa lettre n’évite pas le verbiage, notamment parce qu’il se croit obligé d’invoquer la République à tout bout de champ. À force, on pourrait d’ailleurs se demander comment les autres pays, qui n’ont pas la chance d’avoir notre république, disposent d’un système éducatif décent. Le ministre ne parle pas des niveaux d’exigence, constamment revus à la baisse au nom de dogme de l’égalité.
C’est comme si les résultats des élèves importaient peu à l’Éducation nationale : serait-ce pour cela qu’un ministère à la Réussite éducative a été créé? Mais ne faisons pas de mauvais esprit : c’est sur la réforme du lycée, voulue en 2010 par son prédécesseur, que l’on attendait le ministre. Or il s’est contenté d’annoncer que “l’enseignement facultatif d’histoire-géographie prévu par les textes en vigueur sera proposé à tous les élèves de terminale scientifique”. Une façon d’inventer “l’option obligatoire”, qui ne répond pas aux attentes des professeurs d’histoire-géographie : les syndicats, comme le SNES, ont immédiatement exprimé leur scepticisme car ils espéraient un allègement du programme et la suppression de l’épreuve anticipée d’histoire-géographie en 1ère S.
Cette épreuve, soufflée à Luc Chatel par feu Richard Descoings, s’avère pourtant être un véritable fiasco. Les nouveaux programmes de Première, lourds et mal conçus, sont trop ambitieux : la somme des connaissances demandée est énorme, si bien que les élèves ont été condamnés à bachoter tout au long de l’année, de façon à préparer une épreuve invraisemblable. Mais un bachotage fastidieux n’est pas gage de réussite : preuve en est, les sujets proposés pour les lycées français d’Afrique et de la péninsule ibérique ne correspondaient pas aux différents cadrages concédés par l’Inspection !
Or enseigne-t-on seulement pour préparer les élèves à passer un examen ? Quelle est la finalité de l’histoire-géographie au lycée? En avril dernier, dans le nº160 de sa revue Pour, la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) consacra un dossier aux programmes d’histoire. On découvre que le syndicat reproche aux programmes d’être trop centrés sur la France et d’ignorer l’origine des élèves: “De l’école élémentaire au lycée, on doit interroger l’image d’Épinal construite au XIXème siècle d’une nation française paysanne, descendant d’une Gaule folklorisée, riche de ses grands hommes (les femmes n’existent pas dans cette histoire) et de ses batailles de légende. Il ne s’agit pas de “réécrire” l’histoire au profit de tel ou tel courant historique, mais bien d’élaborer les outils les plus efficaces pour les élèves tels qu’ils sont, avec un objectif, celui de permettre à tous de devenir des citoyens d’une France plurielle et métissée, ouverte à la diversité des cultures, forte de la connaissance d’un passé moins “national” et européanocentré”. Ce discours est caricatural : d’abord, cela fait longtemps que les élèves ne savent plus qui sont Clovis, Jeanne d’Arc, Henri IV ou même Napoléon. C’est aussi ignorer que le programme d’histoire du 2 août 1880, prévoyait, pour la classe préparatoire à l’enseignement secondaire, l’étude de biographies d’hommes illustres du monde entier, parmi lesquels Mahomet, Dante, Vasco de Gama, Christophe Colomb, Galilée, Pierre le Grand ou encore Cook1.
Fin mai, reprenant l’argumentaire de la FSU, l’historien Nicolas Offensdadt, interviewé dans L’Humanité, dénonçait une instrumentalisation de l’histoire par Nicolas Sarkozy et préconisait une sortie urgente du « roman national ». Cela sous-entend que la seule conception correcte de l’histoire est celle que la gauche nous inculque. D’ailleurs, le nouveau programme de Première, pourtant validé par un ministre de Sarkozy, reprend tous les mythes que la gauche a construit à son avantage, qu’il s’agisse de l’affaire Dreyfus ou du rôle des communistes dans la Résistance.
Car la gauche a l’habitude de faire un usage idéologique de l’histoire. À partir de là, une seule vision du monde doit être enseignée. Il n’est donc pas étonnant que Métronome, le livre du comédien Lorànt Deutsch, qui n’a pourtant aucune prétention scientifique, ait été violemment attaqué par le groupe PCF-Front de gauche du Conseil de Paris au motif qu’il dénigrerait « la Révolution et la Commune »: il n’est pas conforme à l’histoire officielle et son succès, peut-être auprès de lecteurs qui n’aimaient pas l’histoire telle qu’elle est enseignée à l’école, ne peut que déranger. C’est comme si l’histoire était “sous surveillance” pour reprendre l’expression de Marc Ferro.
En fait, depuis les débuts de la IIIe République, l’enseignement de l’histoire n’a jamais été innocent. Alors qu’il s’agissait de construire l’identité et la mémoire de la nation, deux ouvrages, dont la parution est pourtant antérieure aux lois scolaires de Jules Ferry, marquèrent les Français de cette époque: L’histoire de France, d’Ernest Lavisse (1876), que Pierre Nora qualifie d’« évangile de la République », et Le tour de France par deux enfants, d’Augustine Fouillée (1877). À travers l’histoire de deux orphelins qui fuient la Lorraine, ce livre de lecture du cours moyen sublimait l’image d’une France concentrée sur elle-même, unie malgré sa diversité – une diversité au sens braudélien, c’est-à-dire qu’elle s’inscrit dans la géographie. Ainsi, l’école de la IIIe République formait des citoyens français par delà les particularismes régionaux : n’était-ce pas déjà, finalement, une école du “vivre ensemble” ?
Justement, ce “vivre ensemble” est aujourd’hui présenté par le SNES comme l’un des objectifs de l’enseignement de l’histoire-géographie. Or le contexte a changé depuis Jules Ferry: la diversité n’est plus intérieure mais exogène, c’est-à-dire qu’elle provient de l’extérieur. L’immigration transforme la société et remet en question le modèle républicain de l’école : qui osera en parler lors de la concertation sur la refondation de l’école ? Sans doute personne: ce serait en effet refuser l’idée, entretenue d’ailleurs par les programmes d’histoire-géographie, que l’immigration est forcément bénéfique. La Cité nationale de l’histoire de l’immigration, inaugurée en 2007, n’a pas fait l’objet de polémiques comme la création de la Maison de l’histoire de France. Car ceux qui prônent aujourd’hui le “vivre ensemble” cherchent dans le même temps à déconstruire l’idée de la nation.
Or la citoyenneté française, telle qu’elle peut se forger grâce à l’histoire-géographie, est aujourd’hui remise en question par la mondialisation, c’est-à-dire à la fois par les flux migratoires et la construction européenne. Les nouveaux programmes de géographie de première s’inscrivent dans cette logique: l’échelle nationale semble disparaître, comme si elle était un intermédiaire inutile entre les territoires de proximité et l’Union européenne. Du coup, on voit mal comment “l’école pourrait refonder la République“. On n’attendra donc pas grand chose de la concertation sur la refondation de l’école lancée par Vincent Peillon. D’ailleurs, comment refonder l’école avec des gens qui ont contribué à son déclin, tels que Philippe Meirieu, le gourou du pédagogisme, ou encore Christian Forestier, qui est selon Vincent Peillon « l’un des meilleurs connaisseurs de notre système éducatif » et qui squatte la rue de Grenelle depuis des décennies ? Ces spécialistes de l’éducation n’en finissent pas de refonder l’école avec les résultats que l’on sait. Parmi les participants à la concertation, on remarquera également Louis Schweitzer : lorsqu’il était président de la Halde, il n’hésitait pas à parler de discrimination parce que les femmes, les minorités visibles, les handicapés et les homosexuels étaient trop peu présents dans les manuels d’histoire-géographie ! Or l’enseignement de l’histoire-géographie est particulièrement menacé par l’essor du communautarisme, comme le signalait le Haut Conseil à l’Intégration dans un rapport publié en 2011 : “Les cours d’histoire sont le lieu de contestations ou d’affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune. [...] La vision du monde qui semble s’opérer est binaire : d’un côté, les opprimés, victimes de l’impérialisme des Occidentaux, et ce, depuis les temps les plus reculés, et de l’autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du tiers-monde. Cette vision fantasmée sert d’explication à l’histoire du monde et de justification aux échecs personnels2“. Plus généralement, c’est toute l’école qui est exposée à la menace du communautarisme. On voit déjà se développer l’ELCO (enseignement des langues et cultures d’origine), qui permet aux écoliers de primaire volontaires de bénéficier de cours gratuits de portugais, de turc ou d’arabe, organisés et financés par les ambassades de Turquie, du Maroc ou d’Algérie.
Si on n’est pas encore arrivé à une scolarité dans la langue d’origine de l’enfant, comme le préconise la psychiatre Marie Rose Moro, qui milite ouvertement pour une société multiculturelle, on commence à s’éloigner clairement de l’école de Jules Ferry, c’est-à-dire d’une instruction obligatoirement et exclusivement en français. À l’époque, la République avait l’habitude de considérer que le français, qu’elle opposait aux langues régionales, était le ciment de la nation. On imagine sans difficulté que le rapport qui sera rendu cet automne à Vincent Peillon n’abordera pas ces questions. Finalement, la concertation voulue par le ministre ressemble à un concile, avec ses évêques et ses thuriféraires qui vont nous ressasser le bon vieux credo habituel, à savoir que le rôle de “l’école de la République” est de réduire les inégalités sociales. Et là, on réalisera que François Hollande a rendu hommage à Jules Ferry le jour de son investiture pour mieux liquider son héritage et offrir un enterrement de première classe à l’école républicaine.
  1. Louis Cons. Biographies d’hommes illustres des temps anciens et modernes, Paris, Delagrave, 1884, 188 pages.
  2. Haut Conseil à l’Intégration. Les défis de l’intégration à l’école et Recommandations du Haut Conseil à l’intégration au Premier ministre relatives à l’expression religieuse dans les espaces publics de la République, Paris, La documentation française, 2011, 197 pages.

Session parlementaire extraordinaire : un bilan très décevant sur le fond comme sur la forme

1/ Le décalage d'ambition entre les textes présentés par la nouvelle majorité avec les textes que nous avions votés en 2007 est criant.
  • La première session parlementaire de l'ancienne majorité avait été marquée par un mois de réformes de grande ampleur qui ont marqué le quinquennat de Nicolas Sarkozy : défiscalisation des heures supplémentaires, RSA, service minimum, autonomie des universités.
  • La session extraordinaire de 2012 est loin d'être à la hauteur des enjeux : la loi des finances rectificative n'a fait que montrer l'antisarkozysme de la majorité, rien sur l'emploi, rien sur la compétitivité, rien sur la dette. Aucune réforme de structure.
2/ L'agressivité avec laquelle la gauche se comporte depuis sa victoire est déplacée.

La gauche agit comme si l'opposition n'avait pas le droit de parler.
  • Cela a débuté avec Marisol Touraine qui, le 5 juin, n'a pas voulu venir s'expliquer sur le décret sur les retraites
  • C'est ensuite la majorité qui a refusé, début juillet, une séance de questions au gouvernement. Cela va à l'encontre de l'article 48 de la Constitution.
  • Enfin, il y a eu une multiplication de dérapages verbaux de la majorité envers l'opposition, comme M. Moscovici qui a exigé que l'opposition « se taise » (RFI le 1er juillet).
3/ Nous avons réussi à installer une opposition vigilante et sans concessions et avons déjà forcé la majorité à des reculs importants.

Récépissé, rétroactivité des heures supplémentaires… Nous nous étions fixés comme objectif prioritaire d'installer une opposition combative et vigilante, c'est chose faite.

Face à l'irresponsabilité de François Hollande, vous pouvez compter sur l'opposition

Depuis son arrivée au gouvernement, la majorité de gauche persiste à choisir la mauvaise stratégie pour nous sortir de la crise et renouer avec la dynamique de l'emploi. Le plan de soutien à l'industrie automobile présenté par Arnaud Montebourg cette semaine est à ce titre très révélateur. Plutôt que de proposer un plan courageux fait de réformes de structures, la gauche n'a fait qu'offrir au secteur automobile un léger temps de répit avec un plan sans colonne vertébrale, fait de « mesurettes » qui ne pourront pas soutenir notre industrie automobile sur le long terme.

Prisonnière d'une idéologie dépassée, la gauche n'a visiblement toujours pas compris que la compétitivité est la clé pour relancer notre croissance et protéger l'emploi des Français. Au lieu de cela, François Hollande semble déterminé à faire payer les classes moyennes pour appliquer son projet irréaliste : en revenant sur l'ensemble des mesures mises en place par l'ancienne majorité, le gouvernement va pénaliser l'emploi et le pouvoir d'achat des Français. Exit les promesses de campagnes qui prétendaient que seuls les « riches » payeraient la facture, la réalité, c'est que chacun de nous va devoir payer plus. La taxation des heures supplémentaires par exemple va directement toucher les 8 millions de Français qui bénéficiaient d'environ 500€ de plus par an !

Pire, dans sa détermination aveugle à mener une politique déconnectée des réalités de la crise, la nouvelle majorité ne semble pas prête à accepter la contradiction d'une opposition qui n'entend rien laisser passer. Nous avons tous été choqués par l'attitude agressive de M. Moscovici qui avait tout simplement demandé que l'opposition « se taise ». Ce déni de démocratie inacceptable s'est poursuivi jusque dans l'hémicycle où l'opposition a été à plusieurs reprises privée de ses droits les plus légitimes. Mais qu'elle le veuille ou non, les millions de Français qui ont voté pour Nicolas Sarkozy et l'UMP ont le droit d'être représentés. C'est notre devoir que leur voix soit entendue !

Durant cette session extraordinaire, nous n'avons pas failli. L'opposition est définitivement installée et nous sommes extrêmement déterminés à être efficaces. Les reculs obtenus sur le récépissé pour les contrôles d'identité, sur la rétroactivité des heures supplémentaires ou encore sur la mise en place de hotlines payantes, propositions que nous avons vivement dénoncées prouvent que notre mobilisation porte ses fruits. Mieux, le couac survenu au Sénat qui a d'abord fait voter un amendement soumis par un sénateur UMP, supprimant l'alourdissement des droits de succession, doit nous encourager à être rassemblés et extrêmement réactifs.

La gauche a beau détenir tous les pouvoirs, nous ne laisserons pas mener dans l'indifférence sa politique néfaste. Vous pouvez compter sur l'UMP pour incarner une opposition combative et vigilante !

Jean-François Copé

Politique d'immigration : Manuel Valls persiste et signe dans l'irresponsabilité

En matière d'immigration, Manuel Valls a décidé d'appliquer scrupuleusement la ligne fixée par François Hollande : défaire tout ce qui a été fait par l'ancienne majorité au risque de voir notre pays renouer avec une politique d'immigration incontrôlée.

Ainsi, il a confirmé hier au Sénat qu'il refusait d'appliquer l'accord européen (qu'il a pourtant signé !), en écartant la possibilité d'un rétablissement temporaire du contrôle aux frontières en cas de situation de crise.

Il a par ailleurs annoncé qu'il reviendrait sur la politique d'assimilation républicaine que nous avions mise en place en facilitant les naturalisations.

Après avoir annoncé une hausse des régularisations, la fin de la rétention administrative pour les familles, l'abandon de la franchise sur l'AME et « l'évaluation » des reconduites à la frontière, le ministre de l'Intérieur cache de plus en plus mal le laxisme et l'irresponsabilité de sa politique en matière d'immigration légale et illégale conduisant notre pays à l'abandon d'une politique d'immigration choisie.

Sébastien Huyghe
Député du Nord
Sécrétaire national de l'UMP

Manuel Valls abandonne l'exigence républicaine d'intégration

Manuel Valls a annoncé hier au Sénat qu'il comptait abandonner les critères de naturalisation mis en place par Claude Guéant, qualifiant ceux-ci de « course d'obstacles aléatoire et discriminatoire ». Il n'a pas précisé les modifications envisagées.

Le nouveau gouvernement est ainsi en train de remettre en cause l'essence même de l'intégration républicaine qui permet au terme d'un parcours exigeant et accueillant de devenir Français.

Demander à un étranger de connaître notre langue, notre culture, notre histoire et tout ce qui participe de notre identité nationale n'est pas une discrimination. C'est au contraire le message le plus fort de la Nation française qui est prête à accueillir dès lors que la personne manifeste sa volonté et son adhésion au pacte républicain.

Renoncer à cette tradition et à ces mesures est particulièrement coupable en ces temps de pertes de repères. Etre Français, ce n'est pas simplement avoir des papiers. C'est adhérer à un message et à une certaine idée de la France.

Abandonner l'exigence républicaine d'assimilation est une faute dont M. Valls sera comptable. Appliquer une politique d'immigration et d'intégration contraire aux intérêts et à l'unité de notre pays en renonçant à l'équilibre entre les droits et les devoirs, c'est sacrifier le creuset républicain.

Bruno Beschizza
Secrétaire national de l'UMP

Hervé Gaymard sur RFI le jeudi 26 juillet 2012


Hervé Gaymard, député de Savoie, ancien ministre... par rfi

Comité d'appel du Rhône à la candidatur​e de Jean-Franç​ois Copé à la Présidence de l'Ump

Cher (e) s Ami (e) s,
Suite aux élections Présidentielles et Législatives, la Gauche a tous les pouvoirs et son sectarisme se traduit chaque jour
notamment à l'Assemblée Nationale et au Sénat.
L'Ump est en pointe pour mener le combat face à ce détricotage minutieux des réformes structurelles menées par Nicolas Sarkozy.
C'est dans ce contexte compliqué que l'élection du Président de l'Ump et de son équipe va se dérouler. C'est une compétition saine qui ne doit pas être l'occasion de créer des tensions entre les membres de notre formation politique. Nous élirons notre Président pour 3 ans et celui-ci ou celle-ci doit être en capacité à nous mener à la victoire en 2014.
Pour l'élection Présidentielle de 2017, nous aurons l'occasion de définir le ou la meilleur (e) candidat (e) par un système de primaires.
Compte tenu de ce calendrier et pour la reconquête, nous avons besoin pour les 3 ans qui viennent d'un vrai combattant organisateur efficace à la tête de notre Mouvement.
C'est pourquoi les tous premiers signataires que nous sommes vous invitent à rejoindre dès maintenant le Comité d'Appel à candidature de Jean-François Copé,
en renvoyant le bulletin de parrainage à télécharger à l'adresse ci-jointe :


Dans cette attente, recevez Cher (e) s Ami (e) s, l'expression de nos meilleures salutations.

Philippe Cochet - Georges Fenech - Françoise Grossetête - Christophe Guilloteau
Député du Rhône       Député du Rhône        Députée Européen                Député du Rhône



Modalités de parrainage

1. Tout adhérent, à jour de sa cotisation au 30 juin 2012, au plus tard peut parrainer un candidat.

2. Seul le bulletin officiel de parrainage en ligne sur le site internet de l’UMP est autorisé. Son modèle vierge peut être librement imprimé ou photocopié à partir de la version électronique en téléchargement : https://www.u-m-p.org/sites/default/files/fichiers_joints/pages/2012-07-13_-_ump_-_congres_-_parrainage.pdf
Un adhérent ne peut parrainer qu’un seul candidat.

3. Les parrainages doivent être accompagnés de la copie d'une pièce d'identité en cours de validité.

4. Merci de les adresser directement à Jean-François Copé (CPJFC Comité Pour la Candidature de Jean-François COPÉ – 75 rue de Lourmel - 75015 Paris), ou à la Commission qui se chargera de le réexpédier à Jean-François Copé (Commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales de l’UMP, 238 rue de Vaugirard, TSA 41557, 75901 Paris cedex 15).

5. La période de parrainage s’étend du 18 juillet au 18 septembre 2012 à 12h.