Philippe Tesson : Hollande, c'est du vent !
Après 100 jours à ne rien faire, le président vient de découvrir l'ampleur de la crise. Retour à la raison ou prélude à une fuite en avant ?
François Hollande à la foire de Châlons-en-Champagne le 31 août.© jérôme Mars / Sipa
Que François Hollande reste à ce point sourd à l'évidence, cela est stupéfiant. Certains de ses amis eux-mêmes ont du mal à le comprendre. L'économie française est dans un état alarmant. L'endettement du pays a dépassé depuis longtemps un seuil critique. Son appareil de production est en voie d'effondrement. Son déficit commercial a pris des proportions dramatiques. Celui des comptes publics ne cesse de s'accroître. On connaît les causes de cette situation, dont le temps n'a cessé d'accuser la gravité et qui est à l'origine d'une dégradation insupportable de l'emploi : ce sont essentiellement le niveau des dépenses publiques et celui du coût du travail qui ont affaibli la compétitivité.
Cette analyse est simple et limpide. Même une lâche partie des responsables politiques de gauche la partagent. Sur les remèdes à apporter, le consensus est total s'agissant des dépenses publiques, il est majoritaire s'agissant du coût du travail. Même certains dirigeants syndicaux le proclament, à commencer par François Chérèque ("il faut baisser le coût du travail"). C'est cela, l'évidence.
Du Père Ubu chez Hollande
Quelles réponses François Hollande a-t-il apportées à cette situation depuis qu'il est au pouvoir, depuis quatre mois ? Un discours au pire apaisant, au mieux confiant - il vient seulement, ces jours derniers, de convenir de la gravité de la crise -, inspiré par une conception désinvolte pour ne pas dire cynique du rapport au temps - j'ai pour moi la durée - à laquelle Martine Aubry s'associe en promettant deux quinquennats Hollande ! Des proclamations d'intention sur sa volonté de réduire la dépense publique, contrariées par des mesures qui l'augmentent. Des actes symboliques qui ont fait long feu à en juger par les réserves syndicales lors de la conférence sociale. Des décisions qui sont autant de ballons de baudruche - le smic, le prix de l'essence. Des menaces verbales fanfaronnes visant le patronat et divisant la nation en dépit d'un sermon républicain rassembleur. Bref du vent, une brise légère, à l'exception d'une mesure héroïque, la seule qui ait un sens et qui ne demande pas d'effort à celui qui la prend : le coup de massue fiscale. Il y a du Père Ubu chez Hollande. "Messieurs, nous établirons un impôt de dix pour cent sur la propriété, un autre sur le commerce et l'industrie, et un troisième sur les mariages et un quatrième sur les décès, de quinze francs chacun."
Quatre mois ont passé, qui aboutissent à ce bilan paresseux quand il fallait faire vite pour préparer, voire mettre en place les seules réformes qui vaillent, c'est-à-dire celles qui aident à la croissance. Alors on s'interroge. Comment se fait-il qu'un homme réputé intelligent et habile, entouré de conseillers experts et lui-même avisé par sa formation en matière économique soit passé avec cette facilité à côté de l'Histoire et à côté de l'occasion qui lui était offerte d'être digne de celle-ci ? Pourquoi n'a-t-il pas pris à bras-le-corps sa responsabilité ? Serait-ce du fait de sa nature, si celle-ci est conforme au portrait assez féroce que faisaient de lui ses amis socialistes au temps où ils n'étaient pas encore ses ministres ? Serait-ce que déjà la volupté du pouvoir a assoupi son ambition et amorti son énergie ? Serait-ce, et ce serait plus grave, que sa vérité et sa sincérité sont dans la parole archaïque qu'il lui arrive de proférer et qui puise ses sources dans l'idéologie de la vieille gauche ?
Stratégie classique
Peut-être en effet croit-il à ce qu'il dit lorsqu'il développe des concepts certes respectables, mais inconciliables, avec ce volontarisme et ce pragmatisme indispensables à l'efficacité d'une action politique moderne. Quand on l'entend dire : "Chaque nation a une âme et l'âme de la France, c'est l'égalité", on applaudit parce que c'est beau. Mais on désespère. On ne tirera pas en effet la France de son marasme en la mobilisant sur ce mot d'ordre. Décidément on ne saura jamais où se situe un socialiste.
Mais toutes ces hypothèses, nous les rejetons. Nous pensons pour notre part que François Hollande est un homme conscient qui, s'inspirant de la méthode suivie par François Mitterrand en 1981, a voulu frapper fort à ses débuts pour en venir ensuite à meilleure raison. Certains signes donnent à le penser, dont le plus récent est la caresse faite au patronat. Cette stratégie est classique. On feint la fermeté, on rembourse ainsi sa clientèle, on fait illusion et puis l'on se range à la réalité. Mais aussi habile qu'il soit, Hollande l'est moins que Mitterrand. Il n'a pas parfaitement géré sa manoeuvre, il a manqué de doigté, de mesure, il est allé trop vite et trop lentement à la fois, trop loin et pas assez. Et puis le contexte d'aujourd'hui n'est pas celui d'il y a 30 ans. La crise est là, nationale et européenne, et la situation de la France infiniment plus critique. Il semble toutefois probable que le président de la République et son gouvernement soient prêts à se soumettre dans les semaines qui viennent au principe de réalité qu'ils ont allègrement négligé depuis qu'ils sont au pouvoir. Il n'en reste pas moins que ces cent jours pèseront sur leur action comme une hypothèque qui ne facilitera pas les choses.
La présidence « camomille »
On nous avait annoncé un grand discours fondateur du Président Hollande vendredi dernier : une fois de plus, la montagne a accouché d'une souris.
Alors que le nombre de chômeurs vient de dépasser les 3 millions, alors que la croissance est en berne et que la prévision sera révisée à la baisse pour 2012 et 2013, aucune mesure, aucune réforme d'envergure n'ont été proposées pour relancer la machine économique.
Face à cette inertie, la colère des Français commence à grandir : c'est la fin de la présidence « normale », concept inventé pour habiller un anti-sarkozisme primaire.
L'effondrement de la croissance est en réalité plus grave que ne le reconnaît le Gouvernement. Cette erreur de diagnostic peut avoir des conséquences dramatiques pour notre pays : le PIB ne va gagner que 0,3% cette année et sans doute 0,5% en 2013. L'Etat, privé de recettes va devoir imposer une austérité plus sévère encore que prévue, ce qui va assécher encore la croissance : la France est clairement menacée d'une spirale latine.
Il existe des solutions urgentes que nous attendions dans le discours de François Hollande :
Alors que le nombre de chômeurs vient de dépasser les 3 millions, alors que la croissance est en berne et que la prévision sera révisée à la baisse pour 2012 et 2013, aucune mesure, aucune réforme d'envergure n'ont été proposées pour relancer la machine économique.
Face à cette inertie, la colère des Français commence à grandir : c'est la fin de la présidence « normale », concept inventé pour habiller un anti-sarkozisme primaire.
L'effondrement de la croissance est en réalité plus grave que ne le reconnaît le Gouvernement. Cette erreur de diagnostic peut avoir des conséquences dramatiques pour notre pays : le PIB ne va gagner que 0,3% cette année et sans doute 0,5% en 2013. L'Etat, privé de recettes va devoir imposer une austérité plus sévère encore que prévue, ce qui va assécher encore la croissance : la France est clairement menacée d'une spirale latine.
Il existe des solutions urgentes que nous attendions dans le discours de François Hollande :
- Provoquer immédiatement le choc de compétitivité : toutes les réformes structurelles en faveur de la croissance devraient être engagées maintenant ;
- Fixer enfin un cap en matière économique pour redonner confiance aux acteurs dont l'indécision du Gouvernement renforce l'attentisme.
Il est grand temps de mettre fin aux louvoiements, aux multiples commissions qui masquent l'absence de décisions.
Il est grand temps de mettre fin à cet « exercice banalisé du pouvoir ».
Il est grand temps de mettre fin à la présidence « camomille ».
Jérôme Dubus
Secrétaire national en charge de la croissance et des nouvelles libertés économiques
Il est grand temps de mettre fin à cet « exercice banalisé du pouvoir ».
Il est grand temps de mettre fin à la présidence « camomille ».
Jérôme Dubus
Secrétaire national en charge de la croissance et des nouvelles libertés économiques
Monsieur Hollande : assez de discours, des actes et du courage !
Nous avions tiré le signal d'alarme durant toute la campagne sur les dangers pour la France du programme de François Hollande et de l'alliance entre le PS et ses alliés ! Nous avions malheureusement raison : sur l'Europe, sur le nucléaire, sur le cannabis, sur les Roms, sur le traité européen, sur la publicité à la télé après 20h… Il ne se passe pas une journée sans un couac ou une dissension dans la majorité.
Alors, comme ils ne sont d'accord sur rien, ils ne décident de rien ! La multiplication des commissions ne vise qu'à une seule chose : cacher l'incapacité totale de François Hollande à prendre des décisions courageuses. Alors qu'il devrait conduire la France au niveau de l'Allemagne d'Angela Merkel, François Hollande conduit notre pays là où le socialiste Zapatero a conduit l'Espagne. C'est-à-dire à une catastrophe économique et sociale.
Sur le plan économique, François Hollande n'a pas l'ombre d'une stratégie ; il collectionne les mauvaises décisions. Il a commencé par s'attaquer au pouvoir d'achat des plus modestes en pénalisant les heures supplémentaires. Puis il a plombé la compétitivité française en alourdissant les charges qui pèsent sur le travail et en augmentant les impôts des Français qui travaillent.
Et ce ne sont pas les quelques mesurettes annoncées par Jean-Marc Ayrault qui vont changer la donne ! La baisse du prix de l'essence n'est qu'un tour de passe-passe : si on baisse la fiscalité sur l'essence de 3 centimes par litre, cela coûte 1,5 milliard d'euros par an. Or, comme le gouvernement est incapable de baisser la dépense publique, il faudra bien trouver cette somme ailleurs. Habilement, François Hollande propose de financer la baisse du prix des carburants pour le consommateur par des impôts supplémentaires pour le contribuable. Mais le consommateur et le contribuable c'est la même personne !
Quant aux emplois d'avenir, c'est un retour 15 ans en arrière aux emplois jeunes de Martine Aubry. Pourquoi ce qui n'a pas marché en 1997 marcherait en 2012 ?
Sur le plan régalien, le laxisme est de retour. Comme prévu ! En trois mois, la gauche a remis en cause un à un tous les piliers de notre politique d'immigration choisie :
Alors, comme ils ne sont d'accord sur rien, ils ne décident de rien ! La multiplication des commissions ne vise qu'à une seule chose : cacher l'incapacité totale de François Hollande à prendre des décisions courageuses. Alors qu'il devrait conduire la France au niveau de l'Allemagne d'Angela Merkel, François Hollande conduit notre pays là où le socialiste Zapatero a conduit l'Espagne. C'est-à-dire à une catastrophe économique et sociale.
Sur le plan économique, François Hollande n'a pas l'ombre d'une stratégie ; il collectionne les mauvaises décisions. Il a commencé par s'attaquer au pouvoir d'achat des plus modestes en pénalisant les heures supplémentaires. Puis il a plombé la compétitivité française en alourdissant les charges qui pèsent sur le travail et en augmentant les impôts des Français qui travaillent.
Et ce ne sont pas les quelques mesurettes annoncées par Jean-Marc Ayrault qui vont changer la donne ! La baisse du prix de l'essence n'est qu'un tour de passe-passe : si on baisse la fiscalité sur l'essence de 3 centimes par litre, cela coûte 1,5 milliard d'euros par an. Or, comme le gouvernement est incapable de baisser la dépense publique, il faudra bien trouver cette somme ailleurs. Habilement, François Hollande propose de financer la baisse du prix des carburants pour le consommateur par des impôts supplémentaires pour le contribuable. Mais le consommateur et le contribuable c'est la même personne !
Quant aux emplois d'avenir, c'est un retour 15 ans en arrière aux emplois jeunes de Martine Aubry. Pourquoi ce qui n'a pas marché en 1997 marcherait en 2012 ?
Sur le plan régalien, le laxisme est de retour. Comme prévu ! En trois mois, la gauche a remis en cause un à un tous les piliers de notre politique d'immigration choisie :
- Arrêt des placements en centres de rétention pour les familles de clandestins.
- Révision des critères de régularisation dans le plus grand flou.
- Abandon des critères de naturalisation que nous avions mis en place.
- Suppression de la franchise pour l'Aide Médicale d'Etat : les clandestins sont désormais les seules personnes en France à bénéficier d'une couverture maladie à 100%.
Tout cela s'inscrit dans une stratégie délibérée pour remplacer le vote populaire par un vote communautaire. Et la dernière pierre de cette construction ne va pas tarder à venir. C'est l'ouverture dès 2014 du droit de vote aux étrangers, auquel nous devrons nous opposer de toutes ses forces.
Sur l'insécurité, nous ne sommes pas mieux servis ! Madame Taubira revient sur notre programme de construction de prisons. Elle supprime les peines-plancher pour les récidivistes, les tribunaux correctionnels pour mineurs…
En cette rentrée politique, nous à l'UMP, nous sommes prêts, mobilisés pour incarner une opposition responsable, mais aussi tonique et sans concession face à François Hollande et son gouvernement.
Sur l'insécurité, nous ne sommes pas mieux servis ! Madame Taubira revient sur notre programme de construction de prisons. Elle supprime les peines-plancher pour les récidivistes, les tribunaux correctionnels pour mineurs…
En cette rentrée politique, nous à l'UMP, nous sommes prêts, mobilisés pour incarner une opposition responsable, mais aussi tonique et sans concession face à François Hollande et son gouvernement.
Jean-François Copé
Tract de l'UMP de Villeurbanne
Nuisances liées au terrain de sport de proximité de la Doua
Habitants des rues de la Doua, Schmidt, Spérafico, Bruxelles et Avenue Salengro, vous avez subi cet été des désagréments liés à l’usage du terrain de sport de proximité récemment installé Rue de la Doua.
Cette installation a été décidée unilatéralement par la Mairie sans en avertir la représentation des habitants qu’est le Conseil de Quartier.
PIRE. Cette décision a été prise sans en avertir les principaux intéressés : VOUS.
Ceci montre bien le peu de cas que fait la Mairie de Villeurbanne de l’avis des concitoyens qui lui ont donné les clés de la Ville.
C’est INACCEPTABLE et nous ne pouvons que le déplorer.
De plus, lorsque vous vous êtes ouverts auprès de M. Gilbert-Luc DEVINAZ, Adjoint au Maire en charge de la Sécurité et du Sport, et Conseiller Général de votre canton, celui-ci vous a ri au nez et a indiqué que les problèmes étaient normaux et qu’il ne ferait rien pour les régler.
M. DEVINAZ oublie qu’en tant qu’élu, il est de son devoir d’être à l’écoute de toutes les demandes de la population et d’apporter en plus de cette écoute des solutions rapides et pérennes pour régler les problèmes.
Nous ne laisserons pas en l’état ce dossier, et nous ferons en sorte que votre message soit relayé par les conseillers municipaux d’opposition lors des prochaines assemblées.
Notre devoir est là, et nous ne vous abandonnerons pas.
Le discours de François Hollande à Chalons : ni souffle, ni ambition !
François Hollande, sentant que l'opinion s'inquiète, avait décidé de faire un grand discours à Chalons... pendant de très longues minutes, le Président de la République s'est employé à expliquer qu'il était urgent de consulter, de réfléchir, mais pas une seule fois il n'a pris la responsabilité du moindre commencement d'esquisse de décision. Au mieux, c'est sur Jean-Marc Ayrault qu'il a renvoyé la mission de choisir la politique de la France ... comme s'il n'avait pas vu les piètres prestations du Premier Ministre ces derniers jours.
Le changement, ce n'est pas pour maintenant ! Se limitant à rappeler son programme électoral, François Hollande a produit un laborieux discours technocratique, sans souffle ni ambition. Il a demandé que les Français attendent cinq ans pour juger. Soit. Mais en attendant, le Gouvernement ne décide d'aucune réforme structurelle. Et lorsqu'il le fait, c'est pour augmenter la dépense publique (embauches de fonctionnaires), accroitre la pression fiscale qui pèse sur les acteurs économiques et organiser des salles de shoot !
François Hollande avait promis un "rêve français". Pour le moment, alors que les Français subissent le cauchemar de la crise, le Gouvernement est lui bel et bien endormi !
Camille Bedin
Secrétaire nationale de l'UMP à l'égalité des chances
Le changement, ce n'est pas pour maintenant ! Se limitant à rappeler son programme électoral, François Hollande a produit un laborieux discours technocratique, sans souffle ni ambition. Il a demandé que les Français attendent cinq ans pour juger. Soit. Mais en attendant, le Gouvernement ne décide d'aucune réforme structurelle. Et lorsqu'il le fait, c'est pour augmenter la dépense publique (embauches de fonctionnaires), accroitre la pression fiscale qui pèse sur les acteurs économiques et organiser des salles de shoot !
François Hollande avait promis un "rêve français". Pour le moment, alors que les Français subissent le cauchemar de la crise, le Gouvernement est lui bel et bien endormi !
Camille Bedin
Secrétaire nationale de l'UMP à l'égalité des chances
Affaire de la Banque Lazard : cafouillage et règlement de comptes à Bercy
Sébastien Huyghe, député du Nord, Secrétaire National de l'UMP s'étonne des déclarations successives du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui après s'être dit étranger au choix de la Banque Lazard de Matthieu Pigasse pour conseiller le gouvernement sur la création de la Banque Publique d'Investissement, a déclaré regretter ce choix en rejetant cette responsabilité sur Pierre Moscovici.
Il est pour le moins étrange que le ministre du Redressement productif, terminologie pompeuse pour désigner le ministre de l'industrie, ait été tenu à l'écart du processus de mise en place de la Banque Publique d'Investissement dont la première mission devra être de financer les entreprises industrielles afin de faciliter la réindustrialisation, ce que certains appelleront le "redressement productif", de notre pays.
Soit il y a un problème de compétences et de coordination entre les divers ministres, soit on ne nous dit pas toute la vérité. Aussi, l'UMP réclame-t-elle que le gouvernement fasse toute la lumière sur le processus de désignation de la Banque Lazard, et qu'il rende publique les délibérations et analyses des différentes offres qui ont dû être faites dans le cadre de l'appel d'offres qui a normalement du être lancé.
Par ailleurs, le député du Nord, s'étonne du règlement de comptes qui s'opère entre les 2 ministres de Bercy, et s'interroge sur leur capacité à travailler ensemble en toute sérénité à l'avenir dans l'intérêt de la France.
Il est pour le moins étrange que le ministre du Redressement productif, terminologie pompeuse pour désigner le ministre de l'industrie, ait été tenu à l'écart du processus de mise en place de la Banque Publique d'Investissement dont la première mission devra être de financer les entreprises industrielles afin de faciliter la réindustrialisation, ce que certains appelleront le "redressement productif", de notre pays.
Soit il y a un problème de compétences et de coordination entre les divers ministres, soit on ne nous dit pas toute la vérité. Aussi, l'UMP réclame-t-elle que le gouvernement fasse toute la lumière sur le processus de désignation de la Banque Lazard, et qu'il rende publique les délibérations et analyses des différentes offres qui ont dû être faites dans le cadre de l'appel d'offres qui a normalement du être lancé.
Par ailleurs, le député du Nord, s'étonne du règlement de comptes qui s'opère entre les 2 ministres de Bercy, et s'interroge sur leur capacité à travailler ensemble en toute sérénité à l'avenir dans l'intérêt de la France.
Encore un discours pour rien
Les Français sont déçus par l'action de François Hollande et inquiets face à la montée du chômage. Ils attendaient une vision stratégique claire, des mesures concrètes et un calendrier précis. Rien de tout cela, ils auront subi un énième discours de campagne : incantatoire, vide et à côté des enjeux.
Semblant découvrir la réalité de la crise et l'importance de la compétitivité, il nous a promis des mesures pour plus tard.
À peine élu, François Hollande est en grande difficulté : sa majorité plurielle ne le soutient pas, l'autorité de son premier ministre semble contestée, la communication gouvernementale est émaillée de couacs et voilà que des soupçons de conflit d'intérêts pèsent sur son ministre du Redressement productif. La session extraordinaire du Parlement a été très légère et ses premières mesures sont catastrophiques pour la compétitivité et l'emploi : suppression des heures supplémentaires défiscalisées, suppression de la fiscalité anti-délocalisation, qui permettait la baisse du coût du travail de 5%, retour partiel à la retraite à 60 ans, création d'emplois publics, etc.
Mais ce qui choque le plus, c'est son inaptitude à la prise de décisions courageuses. Déjà plus de 10 commissions ont été promises mais pas une mesure structurelle n'a été prise. Il est désormais urgent que François Hollande prenne la mesure de la situation et les décisions qui s'imposent.
Jean-François Copé
Secrétaire général de l'UMP
Semblant découvrir la réalité de la crise et l'importance de la compétitivité, il nous a promis des mesures pour plus tard.
À peine élu, François Hollande est en grande difficulté : sa majorité plurielle ne le soutient pas, l'autorité de son premier ministre semble contestée, la communication gouvernementale est émaillée de couacs et voilà que des soupçons de conflit d'intérêts pèsent sur son ministre du Redressement productif. La session extraordinaire du Parlement a été très légère et ses premières mesures sont catastrophiques pour la compétitivité et l'emploi : suppression des heures supplémentaires défiscalisées, suppression de la fiscalité anti-délocalisation, qui permettait la baisse du coût du travail de 5%, retour partiel à la retraite à 60 ans, création d'emplois publics, etc.
Mais ce qui choque le plus, c'est son inaptitude à la prise de décisions courageuses. Déjà plus de 10 commissions ont été promises mais pas une mesure structurelle n'a été prise. Il est désormais urgent que François Hollande prenne la mesure de la situation et les décisions qui s'imposent.
Jean-François Copé
Secrétaire général de l'UMP
Règlements de comptes à Marseille : cacophonie gouvernementale !
Hier, suite aux déclarations de la sénatrice socialiste Samia Ghali qui appelait au recours à l'armée pour lutter contre les règlements de comptes marseillais, Manuel Valls prenait ses responsabilités de ministre de l'Intérieur et la déjugeait publiquement.
Aujourd’hui, comme à l'époque de ses déclarations sur l'interdiction de la prostitution, Najat Vallaud-Belkacem, ministre du Droit des Femmes contredit sur Lci le ministre de l'Intérieur estimant que "Samia Ghali doit être écoutée".
Confusion des genres ? Cacophonie gouvernementale ?
Bruno Beschizza, Secrétaire national de l’UMP, réaffirme que la situation marseillaise est un problème de grand banditisme qui ne peut être résolu que grâce à la Justice par des enquêtes et des interpellations menées par les services d’investigation. Ces interpellations doivent impérativement être suivies de condamnations à des peines d'emprisonnement sévères et effectives exemplaires...en contradiction avec la politique pénale laxiste prônée par la ministre de la Justice Christiane Taubira.
Face à toutes ces contradictions gouvernementales, le Premier ministre ne voulant pas trancher a pris une décision : organiser une réunion !
Bruno Beschizza
Secrétaire national de l'UMP à l'emploi des forces de sécurité
Aujourd’hui, comme à l'époque de ses déclarations sur l'interdiction de la prostitution, Najat Vallaud-Belkacem, ministre du Droit des Femmes contredit sur Lci le ministre de l'Intérieur estimant que "Samia Ghali doit être écoutée".
Confusion des genres ? Cacophonie gouvernementale ?
Bruno Beschizza, Secrétaire national de l’UMP, réaffirme que la situation marseillaise est un problème de grand banditisme qui ne peut être résolu que grâce à la Justice par des enquêtes et des interpellations menées par les services d’investigation. Ces interpellations doivent impérativement être suivies de condamnations à des peines d'emprisonnement sévères et effectives exemplaires...en contradiction avec la politique pénale laxiste prônée par la ministre de la Justice Christiane Taubira.
Face à toutes ces contradictions gouvernementales, le Premier ministre ne voulant pas trancher a pris une décision : organiser une réunion !
Bruno Beschizza
Secrétaire national de l'UMP à l'emploi des forces de sécurité
Légalisation des salles de shoot : ils sont devenus fous !
Jean-Marie Le Guen, Député socialiste de Paris et responsable des questions de santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, réclame ce matin dans le quotidien Le Parisien, l'ouverture de salles de shoot (c'est à dire de salles permettant aux drogués de consommer leurs produits en sécurité). Le député socialiste rappelle que " François Hollande avait fait part pendant la campagne présidentielle de son intérêt pour ce genre d'expérimentation". Après les propos de Mme Duflot sur le cannabis, et ceux de MM. Le Guen et Hollande sur les salles de shoot, nous ne pouvons qu'être inquiets face à ce risque de banalisation de la drogue.
Ouvrir des salles de consommation de drogues, ce n'est pas lutter contre le fléau de la drogue, c'est banaliser l'usage et c'est légaliser la consommation des drogues les plus dures et cela au frais des contribuables ! La drogue est aujourd'hui dans notre pays un drame qui touche toutes les catégories sociales et toutes les familles.
Le rôle de l'Etat n'est pas d'en faciliter la consommation, mais de lutter sans faillir contre son usage et les trafics liés, qui font la fortune de criminels sur le dos de la santé de jeunes souvent désorientés ! Par la prévention, l'accompagnement médico-social, la sanction et la répression des pratiques illégales, l'Etat doit soutenir les familles et les quartiers qui sont les victimes de cette gangrène qu'est la consommation de drogues.
Le rôle de l'Etat est avant tout de protéger et d'aider les plus fragiles à sortir du piège des toxicomanies et non de les y enfermer !
Légaliser les drogues, c'est encourager tous les trafics et donner un signal positif à l'ensemble des narcotrafiquants internationaux qui prospèrent au détriment de la santé publique !
Le Président de la République et le gouvernement doivent clairement et rapidement infirmer et désavouer les propos de M. Le Guen au risque de rentrer dans un engrenage dangereux qui mène tout droit à la légalisation de toutes les drogues.
Camille Bedin
Secrétaire Nationale de l'UMP à l'égalité des chances
Ouvrir des salles de consommation de drogues, ce n'est pas lutter contre le fléau de la drogue, c'est banaliser l'usage et c'est légaliser la consommation des drogues les plus dures et cela au frais des contribuables ! La drogue est aujourd'hui dans notre pays un drame qui touche toutes les catégories sociales et toutes les familles.
Le rôle de l'Etat n'est pas d'en faciliter la consommation, mais de lutter sans faillir contre son usage et les trafics liés, qui font la fortune de criminels sur le dos de la santé de jeunes souvent désorientés ! Par la prévention, l'accompagnement médico-social, la sanction et la répression des pratiques illégales, l'Etat doit soutenir les familles et les quartiers qui sont les victimes de cette gangrène qu'est la consommation de drogues.
Le rôle de l'Etat est avant tout de protéger et d'aider les plus fragiles à sortir du piège des toxicomanies et non de les y enfermer !
Légaliser les drogues, c'est encourager tous les trafics et donner un signal positif à l'ensemble des narcotrafiquants internationaux qui prospèrent au détriment de la santé publique !
Le Président de la République et le gouvernement doivent clairement et rapidement infirmer et désavouer les propos de M. Le Guen au risque de rentrer dans un engrenage dangereux qui mène tout droit à la légalisation de toutes les drogues.
Camille Bedin
Secrétaire Nationale de l'UMP à l'égalité des chances
Le bateau « France » est en cale sèche
Alors que la croissance est en berne, que le chômage va augmenter massivement, que l'instabilité continue de régner dans la zone euro, François Hollande et son Gouvernement naviguent à vue depuis 3 mois :
- en prétendant soutenir la croissance alors qu'il augmente les prélèvements obligatoires comme jamais ;
- en affirmant vouloir réduire les dépenses publiques alors qu'il s'apprête à recruter massivement de nouveaux fonctionnaires et qu'il vient d'interdire leur licenciement ;
- en voulant protéger le pouvoir d'achat tout en supprimant la défiscalisation des heures supplémentaires ;
- en déclarant faire de la compétitivité une de ses priorités tout en renchérissant le coût du travail par l'augmentation du SMIC ;
- en découvrant la réalité de la dégradation industrielle de notre pays avec PSA et la fermeture programmée du site d'Aulnay tout en fustigeant les patrons « voyous » ;
Depuis 130 jours, le bateau « France » est échoué sur les rives de l'inaction et de l'impréparation socialistes. L'improvisation est la règle parce que les socialistes dans l'opposition pendant 10 ans ont été incapables de définir une ligne économique claire, tiraillés entre les vieux démons de la relance économique par la dépense publique et la nécessaire adaptation à la réalité économique, celle d'une politique de l'offre au service de la compétitivité.
Le Gouvernement se trompe de diagnostic, de stratégie et de méthode : la crise économique française réside bien dans le déficit commercial qui traduit notre chute de compétitivité notamment vis-à-vis de nos concurrents européens.
Pour éviter ces événements, l'UMP doit se doter très vite d'une doctrine économique nouvelle : la croissance ne reviendra en France que par l'extérieur, que par la conquête de parts de marché à l'exportation, que par une compétitivité retrouvée.
C'est dans cette voie que s'est engagé Jean-François Copé hier dans son discours de Châteaurenard : un pacte national de compétitivité, véritable plan de sauvetage du site industriel « France ».
Jérôme DUBUS
Secrétaire national de l'UMP
Le Gouvernement se trompe de diagnostic, de stratégie et de méthode : la crise économique française réside bien dans le déficit commercial qui traduit notre chute de compétitivité notamment vis-à-vis de nos concurrents européens.
Pour éviter ces événements, l'UMP doit se doter très vite d'une doctrine économique nouvelle : la croissance ne reviendra en France que par l'extérieur, que par la conquête de parts de marché à l'exportation, que par une compétitivité retrouvée.
C'est dans cette voie que s'est engagé Jean-François Copé hier dans son discours de Châteaurenard : un pacte national de compétitivité, véritable plan de sauvetage du site industriel « France ».
Jérôme DUBUS
Secrétaire national de l'UMP
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