Rentrée politique de François Hollande : un président dépassé
1°) François Hollande, totalement dépassé par la crise, a confirmé que le changement ce n'est pas pour maintenant.
François Hollande s'était ingénié à expliquer que tout était de la faute de Nicolas Sarkozy, niant la réalité de la crise… Aujourd'hui, il feint de découvrir qu'il y a une crise. Mais l'imposture a éclaté au grand jour : Monsieur Hollande nous avait promis le changement pour maintenant ! Une chose est claire : le changement c'est pour plus tard. Rendez-vous a été fixé pour 2014. Jusqu'au prochain report.
2°) Sur l'emploi, nous n'avons que des mesures coûteuses et inefficaces qui rappellent le temps du dirigisme et de l'économie administrée : les emplois d'avenir précaires, publics et coûteux ; le contrat de génération, non financé et qui va favoriser les effets d'aubaine.
Ce n'est pas en créant des contrats, qu'on créé des emplois, c'est en favorisant la croissance, par des réformes de structure, qu'on fera reculer le chômage.
3°) Sur la dette, François Hollande nous a annoncé 20 milliards d'impôts nouveaux, après les 7 milliards d'impôts votés en juillet, et seulement 10 milliards d'économies…
Au total, près 3/4 d'impôts pour 1/4 d'économies, c'est l'inverse de ce qu'il fallait faire ! Créer des impôts, c'est tellement plus facile que de baisser les dépenses. L'impôt sur le revenu sera notamment augmenté pour 16 millions de ménages des classes moyennes.
François Hollande, mal à l'aise dans son habit de Président est immobile, conservateur alors que la crise nous commande sans attendre de mettre en œuvre des réformes de structure qui sont les seules à même de relancer notre économie.
François Hollande s'était ingénié à expliquer que tout était de la faute de Nicolas Sarkozy, niant la réalité de la crise… Aujourd'hui, il feint de découvrir qu'il y a une crise. Mais l'imposture a éclaté au grand jour : Monsieur Hollande nous avait promis le changement pour maintenant ! Une chose est claire : le changement c'est pour plus tard. Rendez-vous a été fixé pour 2014. Jusqu'au prochain report.
2°) Sur l'emploi, nous n'avons que des mesures coûteuses et inefficaces qui rappellent le temps du dirigisme et de l'économie administrée : les emplois d'avenir précaires, publics et coûteux ; le contrat de génération, non financé et qui va favoriser les effets d'aubaine.
Ce n'est pas en créant des contrats, qu'on créé des emplois, c'est en favorisant la croissance, par des réformes de structure, qu'on fera reculer le chômage.
3°) Sur la dette, François Hollande nous a annoncé 20 milliards d'impôts nouveaux, après les 7 milliards d'impôts votés en juillet, et seulement 10 milliards d'économies…
Au total, près 3/4 d'impôts pour 1/4 d'économies, c'est l'inverse de ce qu'il fallait faire ! Créer des impôts, c'est tellement plus facile que de baisser les dépenses. L'impôt sur le revenu sera notamment augmenté pour 16 millions de ménages des classes moyennes.
François Hollande, mal à l'aise dans son habit de Président est immobile, conservateur alors que la crise nous commande sans attendre de mettre en œuvre des réformes de structure qui sont les seules à même de relancer notre économie.
Tribune dans Valeurs actuelles
Stagiaires ou autistes ?
Un rapide tour d’Europe me permet de prolonger mon propos de la semaine dernière : la France est le seul pays de l’Union qui, ces derniers mois, n’a pas procédé aux réformes nécessaires. À force de se demander pourquoi, on finit par se dire que ses dirigeants en sont incapables.
Même les esprits les plus lucides de ce gouvernement en conviennent : l’ensemble donne l’impression d’une bande de stagiaires à qui l’on aurait confié les manettes. Je crois qu’il s’agit du premier échec de François Hollande, qui s’est moins trompé de politique qu’il n’a négligé d’en préparer une et de s’assurer des concours nécessaires.
D’une certaine façon, la situation rappelle celle de 1981, quand François Mitterrand nomma Pierre Mauroy premier ministre. Ceux qui ont connu Matignon à cette époque se souviennent qu’il était complètement perdu. Mais les socialistes de 1981 avaient une politique. On serait tenté d’ajouter hélas, tant elle fut catastrophique. À part quelques grisgris inventés pour les besoins de la campagne présidentielle, leurs héritiers d’aujourd’hui n’en ont pas, et c’est tout aussi embêtant.
C’est peut-être réparable. Il a fallu deux ans à Mitterrand pour mettre la clé sous la porte et presque trois à changer de cap, mais le mal était fait et les débuts du premier septennat ont durablement pénalisé l’économie française. François Hollande pourrait se convertir plus vite. À la vérité, il y a une autre différence avec Mitterrand, c’est que Hollande n’a pas le choix. Mitterrand était encore libre de faire des bêtises, Hollande n’est libre de rien du tout. Il faut donc espérer qu’il trouve un habillage à un revirement qui devrait lui être d’autant plus facile, intellectuellement parlant, qu’il n’a sur l’économie aucune conviction. Excepté sa détestation de ce qu’il a appelé « la finance » et qu’on a traduit par « les riches ». Cette haine est difficile à expliquer. Je pense qu’elle vient de loin, de quelque chose qu’on lui a inculqué dans son enfance et qui était déjà perceptible quand il faisait l’Ena. Mais pour le reste, il est peu vraisemblable qu’il s’obstine à nier des réalités qu’en enfumeur de première – sa campagne électorale est là pour le prouver – il a fuies avec roublardise.
Tout le problème est de voir comment il s’y prendra. Son premier souci, en bon socialiste, c’est le parti, le deuxième, ses alliés, le troisième, ses adversaires. Il faut comprendre que tout, chez lui, est subordonné à cette équation à inconnues variables. Ça lui donne ce côté hésitant du type qui est sans cesse obligé de se garder à droite et de se garder à gauche en ignorant où il va. Conduire les sociaux-démocrates français vers des réformes auxquelles tous leurs congénères européens ont sacrifié depuis belle lurette, il est certain qu’il en est d’accord. Mais comme François Mitterrand toujours, il souffre d’une absence de certitude intime, de raisons personnellement réfléchies de s’y rallier. En 1983, il y avait à l’Élysée les “visiteurs du soir” qui faisaient le siège de Mitterrand en défendant l’une ou l’autre politique, et il s’en est fallu de peu qu’il ne choisisse la seconde, pire encore que la première, qui n’était déjà pas fameuse. Cette fois, on ne voit pas d’influence majeure autour de Hollande. Il n’y a guère de personnalités marquantes au gouvernement. Mais on ne sait pas tout. Derrière cette paresse apparente, il doit bien se passer quelque chose.
J’ai cherché à en savoir plus en interrogeant les partenaires européens du nouveau président français. Et je me suis rendu compte que s’ils s’étaient posé la question, elle leur est indifférente aujourd’hui. Partout, on avoue ne pas comprendre ce que cherchent les socialistes français. Au Secrétariat franco-allemand, où l’on est le plus attentif, chez David Cameron, où, en bon Anglais, on veut tout savoir à l’avance, chez Jean-Claude Juncker, qui préside l’Eurogroupe, je trouve la même réponse : les Français donnent bizarrement l’impression de faire leurs gammes et d’être aussi perdus quand ils demandent une réponse à Paris que quand on leur pose une question à Bruxelles, à Rome ou à Berlin.
Pour les Britanniques, c’est une heureuse surprise qui va permettre de diminuer l’influence française dans l’Union. Pour les Allemands, c’est déconcertant et angoissant. Pour les autres, ils s’en fichent. Comme le dit Mario Monti, les Français ont laissé le manche et personne ne le leur rendra. Cela explique sans doute que leur président soit si peu soucieux d’exercer ses prérogatives : il n’a pas dû s’en apercevoir.
Stéphane Denis
Editorial du Figaro du 12 septembre 2012
La famille Peugeot, qui fabrique des automobiles depuis cent
ans, n’étant pas jugée fiable, mission a été donnée à M. Sartorius de vérifier
l’état de santé de son entreprise. Et de s’assurer que le projet de fermeture de
l’usine d’Aulnay ne camoufle pas un de ces «licenciements boursiers » que la
gauche traque impitoyablement lorsqu’une entreprise se réorganise. Que l’on se
rassure ! PSA se porte effectivement bien mal et doit au plus vite se
restructurer. Et voilà le chef de l’État et Arnaud Montebourg empoisonnés par
une affaire qu’ils ont eu le grand tort de politiser. Alors, tout ça pour ça ?
Pas totalement. Le rapport Sartorius présente au moins le grand intérêt de
décrire noir sur blanc la dureté de la mondialisation, qu’une bonne partie de la
gauche refuse obstinément de regarder en face. Oui, la concurrence
internationale est une réalité d’une extrême violence. Oui, des pans entiers de
l’économie se déplacent d’un bout à l’autre de la planète et se trouvent
bouleversés en un rien de temps. Oui, les entreprises sont confrontées à
d’extraordinaires défis, contraintes en permanence à l’excellence et à la
performance. Oui, si elles veulent survivre - y compris celles qui paraissent
insubmersibles -, elles doivent être mobiles… et rentables! Dans sa critique de
la stratégie de PSA, ce rapport pointe en creux une contradiction bien
française. Longtemps montré en exemple pour avoir maintenu l’essentiel de son
outil industriel dans son pays, le constructeur se voit aujourd’hui reprocher de
disposer d’un appareil de production surdimensionné. De ne pas avoir
suffisamment investi à l’international, et même, c’est un comble, d’avoir tardé
à ouvrir une usine en République tchèque, où les coûts de main-d’oeuvre sont
dérisoires, pendant que les autres s’y précipitaient. Le patriotisme industriel
est une belle idée qu’il faut défendre et encourager. Mais la France et ses
entreprises ne peuvent s’abstraire du monde tel qu’il est. S’il parvient à
déciller les yeux du ministre du Redressement productif, ce rapport aura fait
oeuvre d’utilité publique.
Il devient urgent pour la France de ratifier le traité de sta bilité budgétaire
L'UMP se félicite que la cour de Karlsruhe ait validé la ratification du MES et du pacte de stabilité, ouvrant ainsi la voie à la résolution concrète de la crise des dettes souveraines européennes.
Le parlement français avait été l'un des premiers à autoriser la ratification du MES en février 2012. Depuis, les tergiversations de la majorité en place ont bloqué le processus de ratification du pacte de stabilité, pourtant indispensable à la mise en place du mécanisme à l'échelle de toute l'Europe. Ainsi, la France, qui était aux avant-postes de la résolution de la crise, donne aujourd'hui le signal de trainer les pieds alors que l'ensemble des grands pays est aujourd'hui prêt à agir.
Nous demandons à François Hollande de prendre ses responsabilités et d'accélérer au plus vite le processus de ratification engagé par son prédécesseur il y a maintenant 7 mois. Il en va de la crédibilité de notre pays.
Olivier Carré
Secrétaire national aux stratégies économiques
Le parlement français avait été l'un des premiers à autoriser la ratification du MES en février 2012. Depuis, les tergiversations de la majorité en place ont bloqué le processus de ratification du pacte de stabilité, pourtant indispensable à la mise en place du mécanisme à l'échelle de toute l'Europe. Ainsi, la France, qui était aux avant-postes de la résolution de la crise, donne aujourd'hui le signal de trainer les pieds alors que l'ensemble des grands pays est aujourd'hui prêt à agir.
Nous demandons à François Hollande de prendre ses responsabilités et d'accélérer au plus vite le processus de ratification engagé par son prédécesseur il y a maintenant 7 mois. Il en va de la crédibilité de notre pays.
Olivier Carré
Secrétaire national aux stratégies économiques
Famille : la cacophonie gouvernementale continue !
Le Parti socialiste continue de faire preuve d'amateurisme et d'incohérence.
Suite à la piètre prestation du Président de la République qui n'a fait qu'inquiéter les Français, la Garde des Sceaux a tenté de faire diversion. Elle a déclaré, dans une interview exclusive au journal la Croix, que le texte concernant le mariage et l'adoption des couples de même sexe était prêt.
C'était sans concertation avec la Ministre déléguée en charge de la Famille qui a quasi immédiatement démenti cette information !
Sur des sujets aussi sensibles et fondamentaux que la famille, socle de notre société, l'amateurisme dont la gauche fait preuve est impressionnant.
Quatre mois d'exercice des responsabilités ont suffi pour démontrer qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion gouvernemental !
Catherine Vautrin
Déléguée générale de l'UMP
Députée de la Marne
Suite à la piètre prestation du Président de la République qui n'a fait qu'inquiéter les Français, la Garde des Sceaux a tenté de faire diversion. Elle a déclaré, dans une interview exclusive au journal la Croix, que le texte concernant le mariage et l'adoption des couples de même sexe était prêt.
C'était sans concertation avec la Ministre déléguée en charge de la Famille qui a quasi immédiatement démenti cette information !
Sur des sujets aussi sensibles et fondamentaux que la famille, socle de notre société, l'amateurisme dont la gauche fait preuve est impressionnant.
Quatre mois d'exercice des responsabilités ont suffi pour démontrer qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion gouvernemental !
Catherine Vautrin
Déléguée générale de l'UMP
Députée de la Marne
Chômage : la gauche est dépassée
1°) La barre des 3 millions de chômeurs a malheureusement été franchie. La cote d'alerte est plus que dépassée, nous sommes dans le rouge.
2°) Nous avons l'obligation morale de réagir et de réussir dans la lutte contre le chômage pour redonner de l'espoir à toutes les personnes qui traversent cette épreuve.
Malheureusement, le gouvernement socialiste a aggravé la situation depuis 3 mois, en alourdissant le coût du travail.
Et les réponses que propose aujourd'hui le gouvernement de Jean-Marc Ayrault –emplois d'avenir comme contrats de génération- ne sont pas à la hauteur. Ce n'est pas en créant des contrats qu'on crée de l'emploi !
3°) C'est en favorisant le retour de la croissance qu'on viendra à bout du chômage. Et pour faire revenir la croissance en France, il faut des réformes de structure que la gauche ne semble pas vouloir faire : dépenser moins, travailler plus, baisser massivement le coût du travail pour lutter contre les délocalisations, favoriser l'innovation, soutenir les PME, renforcer la formation et l'orientation pour éviter que nos jeunes sortent du système scolaire sans qualification, mieux défendre nos entreprises qui souffrent d'une concurrence déloyale.
2°) Nous avons l'obligation morale de réagir et de réussir dans la lutte contre le chômage pour redonner de l'espoir à toutes les personnes qui traversent cette épreuve.
Malheureusement, le gouvernement socialiste a aggravé la situation depuis 3 mois, en alourdissant le coût du travail.
Et les réponses que propose aujourd'hui le gouvernement de Jean-Marc Ayrault –emplois d'avenir comme contrats de génération- ne sont pas à la hauteur. Ce n'est pas en créant des contrats qu'on crée de l'emploi !
3°) C'est en favorisant le retour de la croissance qu'on viendra à bout du chômage. Et pour faire revenir la croissance en France, il faut des réformes de structure que la gauche ne semble pas vouloir faire : dépenser moins, travailler plus, baisser massivement le coût du travail pour lutter contre les délocalisations, favoriser l'innovation, soutenir les PME, renforcer la formation et l'orientation pour éviter que nos jeunes sortent du système scolaire sans qualification, mieux défendre nos entreprises qui souffrent d'une concurrence déloyale.
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République
Monsieur le Président,
Vous voici rentré de vacances. Les Français, déjà interloqués par un si profond silence aoûtien, attendaient de vous une reprise en main de la politique de la France. Ils avaient noté, comme vous vraisemblablement (sauf si les nouvelles n’arrivaient pas à Brégançon), que le monde allait mal, que l’Europe se délitait et que la France s’interrogeait.
Il y avait un avant élection, où vos amis socialistes avaient été très durs avec vous, en particulier Laurent Fabius qui vous avait traité de « fraise des bois » et Martine Aubry de « mollasson ». Mais ça, c’était avant !
Il y eut un pendant, où tous ces hypocrites vous ont trouvé formidable, paré de toutes les vertus.
C’est qu’ils voulaient des postes, que diable ! Et pas n’importe lesquels ! Certes, Martine Aubry a été oubliée. Elle saura se faire entendre et, comme dans tout parti démocratique, elle va nommer elle-même son successeur ! On se croirait en Corée du Nord !
Quant à Laurent Fabius, il a été récompensé en obtenant le ministère des Affaires étrangères. Depuis, on ne l’entend plus. C’est regrettable pour la réputation internationale de notre pays.
Il y a un après et cet après, c’est maintenant, comme vous aimiez tellement le proclamer.
Et maintenant, que se passe-t-il ? Rien ! J’oubliais quelques troubles ancillaires avec Valérie Trierweiler qui vous a maté de méchante façon en faisant éliminer votre ex !
Mais il y a aussi le détricotage de tout ce qu’avait fait votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy alors que presque toutes les mesures étaient nécessaires. Ah ! La haine est tenace.
Vient désormais le temps du reniement de toutes vos promesses électorales. Je dirai que c’est la meilleure chose que vous ayez faite, vous renier. A tel point qu’un grand hebdomadaire a titré : « les Français (de gauche) sont cocus ! ».
Voici maintenant que, dans vos rangs, la grogne se manifeste bruyamment, notamment au sein des députés, qui sont priés de vous suivre dans le reniement, eux qui, comme vous, avaient tellement hurlé contre le Traité européen. Ils vont devoir le voter. Ce n’est pas une couleuvre qu’il leur faudra avaler, mais tout un zoo.
Parlons également de cette taxe stupide à 75 % sur les hauts revenus qui, elle aussi, je n’en doute pas, va être édulcorée. C’est à se demander si vous voulez faire plaisir à Madame Bettencourt ? Il est vrai que son mari était un ami personnel de François Mitterrand, votre mentor. Vous avez cependant prétendu hier soir à la télévision que rien ne changera par rapport à vos promesses, mais vous avez cité ce chiffre curieux de 2000 à 3000 personnes assujetties à cette taxe. Alors que si elle était appliquée à tous ceux gagnant plus d’un million d’euros par an, le nombre de Français imposés aurait été plus nombreux. « Quand c’est flou… »
Vous avez hésité à faire plaisir aussi aux chanteurs, aux footballeurs. Il fallait bien les exonérer. Finalement, seuls les entrepreneurs qui réussissent seront taxés et encore ne seront-ils pas, comme on vient de le voir, que 2000.
Tout ça pour ça ! Cette taxe ne va rien rapporter par rapport à l’immensité des dettes, mais elle est politique et vous l’avez bien dit. Il y a ici un paradoxe. C’est une taxe politique, confiscatoire et ceux qui la subissent doivent rester là, sans rien dire, accepter l’humiliation, d’être stigmatisés au nom du patriotisme ! De qui se moque-t-on ? De qui vous moquez-vous ?
Quant aux Roms, vous laissez faire votre ministre de l’Intérieur. Il continue ce que faisait la droite, mais lorsque c’est la gauche qui prend l’initiative, c’est forcément beaucoup plus moral.
Après le maintenant, il y aura le « demain ». Il s’annonce véritablement dramatique. Votre équipe est déjà dévalorisée. Le Premier ministre, spécialiste des paroles creuses et niaises, semble à côté de la plaque, absent. Vos ministres, qui se déchirent et que vous avez rappelés à l’ordre (« c’est fini » !), ne montrent pas l’exemple d’une union. Les pauvres, ils n’avaient jamais été ministres ! Je vous signale que vous ne l’aviez jamais été non plus. Peut-être cela explique-t-il votre incompétence ?!
Une France qui s’enfonce, qui s’inquiète. Elle attendait un président de la République actif, dynamique. Ce n’est pas le cas. La meilleure image que vous avez donnée de vous, ce fut à Brégançon, en maillot de bain, les pieds dans l’eau !
Mais voici de bonnes nouvelles, si j’ose dire. Vous vous êtes rallié à la compétitivité des entreprises que vous avez niée pendant des années et surtout pendant la campagne électorale. Vous refusiez même le débat.
Revirement ? Maintenant, pour vous, elles sont trop taxées et c’est ainsi que la CSG va augmenter et que vous allez créer des taxes écologiques, pour diminuer celles des entreprises, que par ailleurs vous venez et allez augmenter de façon importante.
Incohérence… Je prends, je donne et je reprends ! Une valse à trois temps ! Ce n’est pas comme cela, Monsieur le Président, que vous serez crédible et ce n’est pas comme cela que les entreprises pourront redevenir compétitives.
C’est la crise, celle que vous avez niée pendant toute la campagne électorale. Vous avez d’ailleurs abaissé notre taux de croissance à 0,8 % pour l’année à venir. Vous avez simplement oublié de dire qu’alors, il faudra trouver non pas 33 milliards d’euros, mais beaucoup plus.
Dans votre « causerie » à la télévision, vous nous avez annoncé 30 milliards de recettes. Il en manquait déjà 3. Qu’allez-vous faire pour en trouver 10 autres ? Rien de nouveau, Monsieur le Président, si ce ne sont vos reniements, votre hésitation. L’absence de visibilité et l’incantation n’ont jamais été des solutions aux problèmes de la France.
Il faudrait que vous deveniez un véritable président de la République, les pieds sur terre et non pas dans l’eau, abandonnant vos rêveries insensées, votre idéologie du XIXème siècle ! Mais en êtes-vous capable ?
Et si vos amis, qui vous connaissaient bien, avaient raison ?
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
Vous voici rentré de vacances. Les Français, déjà interloqués par un si profond silence aoûtien, attendaient de vous une reprise en main de la politique de la France. Ils avaient noté, comme vous vraisemblablement (sauf si les nouvelles n’arrivaient pas à Brégançon), que le monde allait mal, que l’Europe se délitait et que la France s’interrogeait.
Il y avait un avant élection, où vos amis socialistes avaient été très durs avec vous, en particulier Laurent Fabius qui vous avait traité de « fraise des bois » et Martine Aubry de « mollasson ». Mais ça, c’était avant !
Il y eut un pendant, où tous ces hypocrites vous ont trouvé formidable, paré de toutes les vertus.
C’est qu’ils voulaient des postes, que diable ! Et pas n’importe lesquels ! Certes, Martine Aubry a été oubliée. Elle saura se faire entendre et, comme dans tout parti démocratique, elle va nommer elle-même son successeur ! On se croirait en Corée du Nord !
Quant à Laurent Fabius, il a été récompensé en obtenant le ministère des Affaires étrangères. Depuis, on ne l’entend plus. C’est regrettable pour la réputation internationale de notre pays.
Il y a un après et cet après, c’est maintenant, comme vous aimiez tellement le proclamer.
Et maintenant, que se passe-t-il ? Rien ! J’oubliais quelques troubles ancillaires avec Valérie Trierweiler qui vous a maté de méchante façon en faisant éliminer votre ex !
Mais il y a aussi le détricotage de tout ce qu’avait fait votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy alors que presque toutes les mesures étaient nécessaires. Ah ! La haine est tenace.
Vient désormais le temps du reniement de toutes vos promesses électorales. Je dirai que c’est la meilleure chose que vous ayez faite, vous renier. A tel point qu’un grand hebdomadaire a titré : « les Français (de gauche) sont cocus ! ».
Voici maintenant que, dans vos rangs, la grogne se manifeste bruyamment, notamment au sein des députés, qui sont priés de vous suivre dans le reniement, eux qui, comme vous, avaient tellement hurlé contre le Traité européen. Ils vont devoir le voter. Ce n’est pas une couleuvre qu’il leur faudra avaler, mais tout un zoo.
Parlons également de cette taxe stupide à 75 % sur les hauts revenus qui, elle aussi, je n’en doute pas, va être édulcorée. C’est à se demander si vous voulez faire plaisir à Madame Bettencourt ? Il est vrai que son mari était un ami personnel de François Mitterrand, votre mentor. Vous avez cependant prétendu hier soir à la télévision que rien ne changera par rapport à vos promesses, mais vous avez cité ce chiffre curieux de 2000 à 3000 personnes assujetties à cette taxe. Alors que si elle était appliquée à tous ceux gagnant plus d’un million d’euros par an, le nombre de Français imposés aurait été plus nombreux. « Quand c’est flou… »
Vous avez hésité à faire plaisir aussi aux chanteurs, aux footballeurs. Il fallait bien les exonérer. Finalement, seuls les entrepreneurs qui réussissent seront taxés et encore ne seront-ils pas, comme on vient de le voir, que 2000.
Tout ça pour ça ! Cette taxe ne va rien rapporter par rapport à l’immensité des dettes, mais elle est politique et vous l’avez bien dit. Il y a ici un paradoxe. C’est une taxe politique, confiscatoire et ceux qui la subissent doivent rester là, sans rien dire, accepter l’humiliation, d’être stigmatisés au nom du patriotisme ! De qui se moque-t-on ? De qui vous moquez-vous ?
Quant aux Roms, vous laissez faire votre ministre de l’Intérieur. Il continue ce que faisait la droite, mais lorsque c’est la gauche qui prend l’initiative, c’est forcément beaucoup plus moral.
Après le maintenant, il y aura le « demain ». Il s’annonce véritablement dramatique. Votre équipe est déjà dévalorisée. Le Premier ministre, spécialiste des paroles creuses et niaises, semble à côté de la plaque, absent. Vos ministres, qui se déchirent et que vous avez rappelés à l’ordre (« c’est fini » !), ne montrent pas l’exemple d’une union. Les pauvres, ils n’avaient jamais été ministres ! Je vous signale que vous ne l’aviez jamais été non plus. Peut-être cela explique-t-il votre incompétence ?!
Une France qui s’enfonce, qui s’inquiète. Elle attendait un président de la République actif, dynamique. Ce n’est pas le cas. La meilleure image que vous avez donnée de vous, ce fut à Brégançon, en maillot de bain, les pieds dans l’eau !
Mais voici de bonnes nouvelles, si j’ose dire. Vous vous êtes rallié à la compétitivité des entreprises que vous avez niée pendant des années et surtout pendant la campagne électorale. Vous refusiez même le débat.
Revirement ? Maintenant, pour vous, elles sont trop taxées et c’est ainsi que la CSG va augmenter et que vous allez créer des taxes écologiques, pour diminuer celles des entreprises, que par ailleurs vous venez et allez augmenter de façon importante.
Incohérence… Je prends, je donne et je reprends ! Une valse à trois temps ! Ce n’est pas comme cela, Monsieur le Président, que vous serez crédible et ce n’est pas comme cela que les entreprises pourront redevenir compétitives.
C’est la crise, celle que vous avez niée pendant toute la campagne électorale. Vous avez d’ailleurs abaissé notre taux de croissance à 0,8 % pour l’année à venir. Vous avez simplement oublié de dire qu’alors, il faudra trouver non pas 33 milliards d’euros, mais beaucoup plus.
Dans votre « causerie » à la télévision, vous nous avez annoncé 30 milliards de recettes. Il en manquait déjà 3. Qu’allez-vous faire pour en trouver 10 autres ? Rien de nouveau, Monsieur le Président, si ce ne sont vos reniements, votre hésitation. L’absence de visibilité et l’incantation n’ont jamais été des solutions aux problèmes de la France.
Il faudrait que vous deveniez un véritable président de la République, les pieds sur terre et non pas dans l’eau, abandonnant vos rêveries insensées, votre idéologie du XIXème siècle ! Mais en êtes-vous capable ?
Et si vos amis, qui vous connaissaient bien, avaient raison ?
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
Hollande : un Tartarin à l'Elysée
Selon Philippe Tesson, François Hollande a voulu biffer les quatre mois perdus depuis mai... en renvoyant les réformes à la fin de l'année !
Tartarin a parlé. Écoutons-le. "Je montre la voie... Je fixe le cap... Je sais où je vais... Je ne me défausse pas... J'assume... J'accélère... Je fixe les étapes... Je donne le rythme... Je suis en situation de combat... Je m'étais préparé...". Bigre ! Il y a deux Hollande. Le modeste et le fanfaron. Celui qui joue l'humilité et celui qui joue la vaillance. Ils ne font qu'un : cela s'appelle un bravache.
Il avait révélé sa nature dans sa péroraison, lors du fameux débat qui l'avait opposé à Sarkozy avant le second tour. On se le rappelle : "Moi, président de la République...". Ce côté "on va voir ce qu'on va voir !" Après quatre mois, on a vu. Croyez-vous qu'il en ait tiré la leçon ? Allons donc, il a récidivé hier soir, comme si de rien n'avait été, sans vergogne, avec un cynisme tranquille, cauteleux. D'un trait de plume, il efface allègrement les quatre premiers mois de son mandat. C'était pour voir, comme au poker. Il a le culot de nous dire : "Les cafouillages, c'est fini." Et il ajoute : "Le temps est à la mobilisation." Enfin !
"Le changement, c'est maintenant." Voyons, c'était une blague, on dit assez que je suis un blagueur sympa. Le changement, c'est pour dans deux ans, et encore, c'est plus exactement pour dans cinq ans. Donnez-moi cinq ans, vous verrez le résultat. Certes, "je m'étais préparé", mais l'urgence était de détruire ce qu'avait fait Sarkozy, "ce sale mec". Ça n'a coûté que six milliards d'euros, ce qui est peu de choses.
L'urgence ? On verra...
La priorité aujourd'hui est d'élaborer un calendrier, on n'a plus de temps à perdre, un agenda, à l'instar de ce qu'avait fait Schröder il y a douze ans. Les réformes annoncées ? Je vais m'y mettre. Le marché du travail d'abord. Mieux protéger les salariés et soutenir les petites entreprises. Une gageure. Comment faire ? Ouvrir un dialogue social, bien sûr. Quand ? D'ici à fin 2012. Mais le financement ? On verra. Le financement de la protection sociale, ensuite. Par quelles ressources nouvelles ? Les entreprises et les ménages, évidemment. À quel terme ? Oh, d'ici à fin 2012.
L'urgence est de trouver de l'argent. Plus de trente milliards. Je vais le prendre où il est : chez les riches. Dix milliards dans les entreprises. Tant pis pour la compétitivité et pour l'investissement. Dix milliards chez les particuliers, mais je ne sais pas encore exactement selon quels critères. D'ici à fin 2012 en tout cas. Et enfin les économies. Dix milliards également. Quelles économies ? On y travaille, on trouvera la solution.
Voilà, à peine caricaturé, ce qu'on a entendu hier soir de la bouche de François Hollande, "moi, président de la République", moi qui "m'étais préparé", moi le changement, la justice, le redressement et la morale".
Editorial du Figaro du 10 septembre 2012
Redressement fiscal
Jean-Luc Mélenchon avait tort de dire que les cent premiers jours de François
Hollande n’avaient servi à rien. Ces trois mois auront permis au chef de l’État
de préparer un agenda, qui se donne comme horizon 2014. Ceux qui pensaient que «
le changement, c’est maintenant » devront donc attendre encore un peu. Mais
attendre quoi ? Il faut avoir la foi (socialiste) chevillée au corps pour se
persuader que les mesures et orientations annoncées hier remettront
immanquablement la France sur le chemin de l’équilibre budgétaire. À l’heure où
nos voisins européens engagent dans l’urgence de douloureuses réformes de
structure, François Hollande privilégie la fiscalité (10 milliards pour les
entreprises, 10 milliards pour les ménages, à quoi s’ajoutera la hausse de la
CSG) comme arme du redressement. Redressement national ? Il vaudrait mieux
parler de « redressement fiscal »… Les économies ? Le chef de l’État entend en
trouver 10 milliards. Mais autant il est précis lorsqu’il parle d’impôts, autant
il entretient le flou sur ce deuxième volet de sa politique. On le comprend
puisque le rabot budgétaire n’est ni dans sa nature ni, surtout, dans celle des
socialistes et de leurs alliés. Surtout, en sortant son fameux « Agenda 2014 »,
le président de la République trompe un peu son monde. L’expression a pour
objectif de rappeler le fameux agenda de Gerhard Schröder, qui vaut aujourd’hui
à l’Allemagne d’être en excédent budgétaire et commercial quand ses voisins
souffrent mille maux. Mais le chancelier social-démocrate n’avait pas privilégié
l’impôt, il avait lancé des réformes de compétitivité, en s’attaquant notamment
aux rigidités du marché du travail. Sur cette question capitale, François
Hollande s’en remet aux partenaires sociaux. Or qui peut croire que Bernard
Thibault accueillera avec des cris de joie la perspective d’introduire de la
flexibilité dans le droit du travail ? Autant demander à Laurence Parisot de
réclamer l’appropriation collective des moyens de production… Reste donc
l’impôt, l’alpha et l’oméga du PS. À l’heure où le cas Bernard Arnault fait des
vagues, François Hollande devrait méditer la phrase de Jeanson : « En trayant
sans cesse la vache à lait, on tue la poule aux oeufs d’or. »
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