3ème intervention sur la subvention du VHA au conseil municipal de Villeurbanne du 8 juillet 2013


Monsieur le maire, chers collègues,
Vous nous proposez ce soir de voter une avance sur subvention au VHA pour la saison 2013-2014.
Nous ne pouvons qu'approuver cette avance de subvention envers un club dont les résultats sportifs n'ont pas démérité cette saison permettant de monter en D2.
Cependant la situation financière aurait mérité un autre traitement de la municipalité. La confusion reste grande sur votre positionnement quand on lit le Progrès de ce matin ou votre directeur général des services annonce de façon énigmatique un soutien de principe suite aux difficultés rencontrées par le VHA pour convaincre sa fédération de sa capacité à évoluer en D2.
Comment comprendre que la ville subventionne à hauteur de 92 000 euros le camp de basket de Tony Parker et qu'un club comme le VHA ne soit pas soutenu à la hauteur de ses résultats sportifs, hélas, peu relayés par la ville et VIVA, malgré une vocation sociale et éducative réelle auprès des jeunes villeurbannais.
Il est temps de changer de politique sportive à Villeurbanne et de mettre fin aux différences de traitement entre les clubs et associations sportives.
Le sport pour tous doit en être la ligne directrice.
Je vous remercie de votre attention.
Régis LACOSTE
Groupe UMP

Article du Progrès du 10 juillet 2013


Rythmes scolaires : des divergences autour d’une « réforme d’excellence »

Education. Lundi soir, le conseil municipal a voté la création de six postes d’animateur territorial. Leur mission d’ici à septembre 2014 : articuler les temps scolaire, périscolaire et les tout nouveaux ALAé (Accueils de loisir associés à l’école).


A chaque réforme son acronyme. Le voici : ALAé, pour « Accueils de loisir associés à l’école », un dispositif qui sera mis en place, en 2014, par la municipalité pour répondre aux obligations de la réforme des rythmes scolaires.
Réuni lundi soir en séance publique, le conseil municipal a voté, sans toutefois les voix de l’UMP, qui s’est abstenue, la création de six postes d’animateur territorial. Leur principale mission sera d’organiser, durant l’année 2013-2014 et sur chacun des secteurs dont ils auront la charge, l’articulation entre les temps scolaire, périscolaire et les ALAé.
La Ville a d’ores et déjà fait des propositions, désormais soumises à l’approbation du Dasen (Directeur académique des services de l’Education nationale). Quelles sont-elles ? Le mercredi matin serait « travaillé ». Les quatre autres jours de la semaine, la journée de classe s’achèverait à 15 h 45. Un accueil, gratuit, serait proposé jusqu’à 16 h 30, puis une étude jusqu’à 18 heures (17 h 45 aujourd’hui).
Une participation serait demandée aux familles, calculée sur le même mode que celui de la restauration scolaire. Aujourd’hui, les études dites « à thème » (avec l’Usep notamment) sont déjà payantes. Enfin, les ALAé sont susceptibles de bénéficier de cofinancement de la CAF. « Et si la CAF ne finance pas, que ferez-vous ? », a interrogé Régis Lacoste. Le conseiller UMP avait débuté son intervention en ironisant sur « le rétropédalage » imputé au maire, Jean-Paul Bret : « Après avoir défendu une application dès 2013, vous avez préféré repousser à 2014 », rappelle-t-il, soulignant l’impact d’une réforme « sur l’enfant, les familles, la société toute entière ». Avant lui, Richard Morales (Centristes et démocrates) avait, lui, salué le « retour à la raison » du maire de Villeurbanne et plaidé pour « une réflexion indispensable » afin de mener à bien « une réforme d’excellence ».

« Il faut se donner le temps, c’est compliqué... »

Les Verts, quant à eux, commenteront sur plusieurs plans : sur la concertation, jugée insuffisante, sur « l’égalité d’accès » aux ALAé (payant, pas payant ?) et la question de la « continuité du service public de l’éducation », sur un service de restauration scolaire le mercredi midi. « Nous soutiendrons l’incontestable effort budgétaire à venir », conclut Jean-Claude-Ray.
Pour le groupe communiste et républicain, cet « investissement dans l’école républicaine en vaut la chandelle, même si tout n’est pas parfait ni acquis, en terme de financement notamment », souligne Marc Ambrogelly. En guise de réponse, Jean-Paul Bret a rappelé la création d’un comité de suivi, dans lequel toutes les écoles sont représentées, les réunions avec les parents d’élèves et l’éducation populaire. Et le maire de souligner « des incertitudes, qui vont se lever progressivement. Combien d’enfants seront inscrits après 15 h 45 ? Et de 16 h 30 à 18 heures ? Il n’y a pas de partition écrite à l’avance ».
Concernant l’ouverture des restaurants le mercredi midi, Jean-Paul Bret joue la prudence : « Il faut se donner le temps, c’est compliqué. Les conséquences en terme de ressources humaines ne sont pas négligeables. Le service public de restauration scolaire n’est pas un droit inaliénable. » Il évoque l’idée d’un repas tiré du sac et encadré pour les enfants qui suivent des activités avec l’Usep ou les centres sociaux l’après-midi. « Les réponses se trouveront progressivement. Nous créons six postes en juin 2013 pour un dispositif opérationnel en 2014, cela montre de notre part une vraie capacité d’organisation », conclut le maire.
E. B.

Article de LYON MAG du 11 juillet 2013


Le Tony Parker Camp ne fait pas l’unanimité chez les élus de Villeurbanne

En effet, lundi, le conseil municipal de la ville devait approuver une subvention de 92 000 euros à l'Insa de Lyon, qui accueille l'événement sur son site de La Doua.
Les élus de l'opposition n'y sont pas favorables. Régis Lacoste, conseiller municipal UMP, déclare qu'il s'agit d'"une manifestation payante pour une poignée de privilégiés".
En tout cas, la deuxième édition du Tony Parker Camp pour jeunes basketteurs en herbe aura lieu du 22 au 28 juillet. Il est ouvert aux licenciés FFBB, dans trois sections distinctes : les 11-13 ans (80 jeunes attendus), les 13-17 ans (120 jeunes attendus) et les 17-20 ans (80 jeunes attendus). Tony Parker sera là pour livrer ses conseils. La semaine de stage coûte 495 euros. Tous les renseignements sont à retrouver sur le www.tp9.net/parker-camp.

2ème intervention sur la réforme des rythmes scolaires au conseil municipal de Villeurbanne du 8 juillet 2013


Monsieur le maire, chers collègues,

Vous nous proposez de voter la création de 6 postes d’animateurs territoriales périscolaires en prévision de la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2014.

En quelques mois, quel changement d’attitude de votre part !

Après avoir défendu contre vent et marée l’application de la réforme des rythmes scolaires à Villeurbanne dès la rentrée 2013 sans concertation ni dialogue, vous avez préféré jeter l’éponge et repousser à la rentrée 2014 cette modification profonde du temps scolaire.

Quel rétropédalage digne de rentrer dans les annales !

Il est vrai qu’à  un an des échéances municipales, devant le mécontentement du monde enseignent et des parents d’élèves, il aurait été dangereux de s’entêter !

Entre soutenir les réformes du gouvernement socialiste et devenir une victime collatérale du frénétique monsieur Peillon, vous avez fait rapidement votre choix !

En un an, monsieur Peillon est devenu un vrai phénomène de farce politique : annonces tonitruantes, couacs, rappel à l’ordre du Premier ministre et du Président, créateur universel de fonctionnaire, 1er dépensier de l’Etat, ministre préféré de la cour des comptes… et j’en passe et des meilleurs.

Derrière ce paravent médiatique se cache une réalité politique : l’avenir de l’école de la République et de nos enfants.

Faire passer par décret la réforme des rythmes scolaires contre l'avis du conseil supérieur de l'éducation et devant l'inquiétude légitime des collectivités locales est symptomatique du refus de monsieur Peillon de dialoguer avec la société civile.

Cette réforme des rythmes scolaires concerne pourtant plus de 6 millions d'écoliers, leurs parents ainsi que des milliers de professeurs, et son impact va au delà de l'école, car la semaine scolaire détermine le rythme de vie et de travail de toute la société. La réforme aurait pu s'inscrire dans une réflexion globale sur le temps scolaire en réfléchissant à la durée des vacances scolaires.

La réforme de monsieur Peillon représenta AUSSI un transfert non financé de charges financières vers les collectivités locales. La prise en charge des activités périscolaires par les collectivités locales au moment ou les dotations de l'Etat se réduisent a un impact direct sur le budget municipal. Le cout de la réforme de 150 euros par élèves ne sera pas compensé par le fond de soutien. Sauf à faire payer les parents d'élèves, les communes devront assurer le financement de la réforme.

Résultat. Nombre de commune ne seront pas en mesure d'appliquer les nouveaux rythmes scolaires dès 2013.

Vous mettez en place des Accueils de loisir associés à l'école susceptible de bénéficier du cofinancement de la CAF. Que sera la charge financière de la ville pour appliquer la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 ? Celle des parents ? Si la CAF ne cofinance pas, quel sera le coût pour la ville ? Que sera l'encadrement et la qualification des intervenants des temps périscolaires ? Pour quelles activités ? Avec quels partenaires, selon quels critères ?

Nombre de question persiste face à cette réforme dont l'application modifiera en profondeur le temps scolaire, le temps des familles, le temps de la société et les finances de notre ville.

Avec monsieur Peillon, le pouvoir socialiste a encore une fois voulu jouer à l'apprenti sorcier sans mesurer l'impact de ces expériences. En somme, une vrai définition du socialisme !

Je vous remercie de votre attention.

Régis LACOSTE

Groupe UMP

Article du Progrès du 10 juillet 2013


Le camp Tony Parker ne prend pas de points auprès des Verts et de l’UMP
Basket. La subvention de 92 000 € à cet événement est injustifiée aux yeux des deux groupes politiques.



Le camp de basket Tony Parker ou Tony Parker Camp est-il, comme le soutient l’opposition municipale, « une manifestation payante pour une poignée de privilégiés » ? La formule est signée de Régis Lacoste, conseiller municipal UMP, qui a commenté en ces termes la délibération présentée lundi soir en conseil municipal.
Il s’agissait d’approuver l’attribution d’une subvention de 92 000 € à l’Insa de Lyon, qui accueille, pour la seconde année consécutive sur son site de La Doua, ce camp national de basket-ball. Il aura lieu du 22 au 28 juillet prochain et regroupera 280 basketteurs de 11 à 20 ans, français et étrangers. La star de la NBA, Tony Parker, fera le déplacement et les meilleurs entraîneurs de l’Hexagone sont annoncés.
Outre la subvention, la Ville fournira les repas du midi et du soir. L’année dernière, le camp avait accueilli 280 jeunes, dont trente Villeurbannais ; ces derniers seront vingt en 2013. C’est là où le bât blesse aux yeux des groupes politiques qui ont voté contre le rapport : les Verts, UMP et Énergies Villeurbanne. Pour les premiers, qui n’avaient déjà pas voté la délibération l’année dernière, ce camp « n’a aucun rapport avec le Projet sportif local (PSL) ». « Il s’agit d’un camp de vacances organisé par une société privée [« 9 Events », Ndlr], qui ne finance ni l’hébergement, ni le repas », fait remarquer Bruno Bernard, tout en pointant « les 495 € d’inscription par enfant, sans tarif social ». « Nous aurions préféré que cet argent soit utilisé pour l’aide aux vacances en faveur des familles défavorisées, ou pour développer les activités des centres sociaux », conclut le conseiller écologiste. Le communiste Marc Ambrogelly, dont le groupe s’est abstenu sur la subvention, sera plus nuancé, tout en soulignant l’hiatus entre les 92 000 € et les vingt Villeurbannais concernés.
« Un peu d’internationalisme, M. Ambrogelly ! », lui a répondu Jean-Paul Bret. Pour le maire, les réserves exprimées trahissent « une conception aveugle et étriquée ». « On n’a pas honte d’accueillir des gens extérieurs à Villeurbanne ! », en rajoute-t-il. Avant lui, Damien Berthilier, délégué à la Jeunesse, avait rappelé les 750 000 € investis par la commune pour les animations d’été, qui touchent « plus de 10 000 jeunes ».
Actualité oblige, l’adjoint aux Sports a pour sa part évoqué les 180 000 € que Lyon et Givors ont mis sur la table pour accueillir ce week-end le Tour de France… organisé par une société privée. « On a fait le choix du camp Tony Parker pour valoriser Villeurbanne, l’Insa et Lyon 1 », insiste Gilbert-Luc Devinaz, qui considère que les 490 € dont devront s’acquitter les stagiaires sont « dans les prix moyens ». Sans parler, poursuit l’adjoint, « du plaisir et de la joie » qu’auront les jeunes de côtoyer Greg Beugnot, « TP » et autre Arthur Lebœuf.
Quant aux retombées médiatiques, elles ont fait l’objet d’une traduction financière après le camp 2012 : soit 340 000 €, selon Jean-Paul Bret.
Le camp 2013 aura lieu du 22 au 28 juillet
E. B.

1ère intervention sur la subvention au camp Tony Parker au conseil municipal du 8 juillet 2013


Monsieur le maire, chers collègues,

Vous proposez au vote du conseil municipal de ce soir, une convention entre la ville et l'INSA pour accueillir le camp de Basket Tony Parker. Pour la 2ème année consécutive, ce camp national de basket se déroulera dans les locaux de l'INSA.

Chacun ne peut que se réjouir de l'organisation de cette manifestation sportive pour un public de jeunes passionnés sur le campus de la doua valorisant à la fois notre ville et son campus.

Cependant comme l'année dernière, nous ne pouvons accepter cette convention qui consiste à allouer une subvention de 92 000 euros pour un événement géré et organisé par la société privé "9 events". Par cette convention, les contribuables villeurbannais vont donc financer une manifestation payante qui ne profitera qu'à une poignée de jeunes villeurbannais !

Alors que de nombreux clubs sportifs villeurbannais se battent pour la survie de leur club et de leur équipement, malgré des résultats sportifs élogieux comme le VHA, profitant eux à des milliers de villeurbannais, votre majorité préfère soutenir financièrement une manifestation géré par une entreprise privée.

Monsieur le maire, la ville n'as pas vocation à être un sponsor privé privilégié mais un fer de lance du sport pour tous.

C'est notre conception, ce n'est pas votre priorité au détriment de l'intérêt des Villeurbannais et des associations sportives de notre ville.

Je vous remercie de votre attention.

Régis LACOSTE

Groupe UMP

Communiqué de Nicolas SARKOZY

A la suite de la décision du Conseil Constitutionnel, le premier parti d’opposition de France qui a contribué à rassembler il y un an près d’un Français sur deux ne bénéficiera d’aucun remboursement public.
Un principe nouveau a donc été mis en œuvre : pour un dépassement, que nous avons contesté, de 400 000 euros soit 2.1 % du compte de campagne s’applique une sanction de 100% soit 11 millions d’euros.
Toutes les formations politiques ont été remboursées par l’Etat à l’exception de l’UMP.
Cette situation inédite sous la Vème République met en péril la formation qui doit préparer l’alternance tellement nécessaire au socialisme.
Au-delà de la seule UMP, cet état de fait doit concerner tous ceux qui sont attachés au pluralisme.
Je dois assumer mes responsabilités en m’engageant pour la garantie d’une expression démocratique libre dans notre pays. Je vous demande de m’aider en vous mobilisant, comme je vais le faire, à cette fin.
 
Nicolas SARKOZY
Veuillez retrouvez l'actualité politique de l'UMP de Villeurbanne
sur le site de Jean-Wilfried MARTIN
tête de liste UMP pour les élections municipales de Villeurbanne en mars 2014 : http://www.jeanwilfriedmartin.fr/

Jean-François Copé au 20h de TF1

Nouveau couac gouvernemental : Taubira déjuge Manuel Valls sur les contrôles d’identité

Le jeudi 14 mars, Christiane Taubira, Ministre de la Justice, s’est prononcée en faveur de la délivrance d’un récépissé de contrôle d’identité par les forces de police. Interrogée par des « Jeunes Socialistes », elle a donc publiquement estimé que le gouvernement devrait les mettre en place. Fidèle à son idéologie, Madame Taubira a encore cédé aux sirènes de la « flicophobie ».
Bruno Beschizza, Secrétaire National de l’UMP, dénonce ce nouveau rebondissement dans un dossier sur lequel Manuel Valls s’est certes régulièrement déclaré défavorable à ce dispositif mais a constamment été contredit par les responsables socialistes (François Lamy, Martine Aubry, etc.). Ce nouvel épisode confirme le décalage permanent sur les sujets régaliens entre d’un côté, les discours volontaristes de Manuel Valls et de l’autre côté les actes idéologiques et laxistes de Christiane Taubira. Pendant que Manuel Valls fait les gros yeux, Christiane Taubira démantèle méthodiquement l'arsenal pénal...
Bruno Beschizza demande solennellement à François Hollande de définitivement clarifier la ligne de conduite des représentants de la gauche sur ce sujet éminemment républicain, puisque même son Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, n’en est pas capable.
Par ailleurs, Bruno Beschizza, tient solennellement à apporter son soutien et sa confiance à priori à tous les représentants des forces de l’ordre (policiers nationaux, gendarmes et policiers municipaux) qui tous les jours se font de plus en plus agresser et insulter sur le terrain pour assurer la sécurité de nos compatriotes et des honnêtes gens.
Bruno Beschizza
Secrétaire National de l'UMP

Cette Semaine En Normalie #2 - Le Hollande Circus


Cette Semaine En Normalie #2 - Le Hollande Circus par ump

Face au chômage, la stratégie de François Hollande est insuffisante et impuissante

L'Insee vient de confirmer que le taux de chômage a atteint 10,2%, au dernier trimestre de 2012. Il est à son niveau le plus haut depuis 1999, quand Lionel Jospin était Premier ministre. Même au cœur de la crise financière de 2008-2009, le chômage n'avait pas dépassé les 10%. François Hollande ne peut s'exonérer d'une responsabilité personnelle dans cette dégradation extrêmement grave du marché du travail. Le pire est qu'il ne prend pas la mesure des difficultés : sa stratégie économique est illisible, insuffisante et impuissante.

Le plan de François Hollande se résume en effet aux emplois d'avenir, aux contrats de génération, au crédit impôt compétitivité et à la banque publique d'investissement (BPI). Ces mesures sont dramatiquement sous-dimensionnées au regard de l'enjeu du chômage.

Les emplois d'avenir sont des emplois aidés, subventionnés à hauteur de 75% par l'Etat et concentrés sur le secteur non marchand. L'expérience montre que ces contrats, coûteux pour l'Etat, offrent peu de débouchés vers des emplois durables. Les contrats de génération relèvent de la même logique : c'est une aide publique onéreuse (près d'1 milliard € par an) et inefficace. Selon l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques, il créera en moyenne environ 4000 emplois par an. Le crédit d'impôt compétitivité-emploi pour les entreprises est un monstre bureaucratique, mal calibré pour les PME. Son montant efface à peine les hausses d'impôts que les entreprises ont subies depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir (15 milliards). Enfin, la BPI est une opération cosmétique puisqu'elle regroupe des structures préexistantes (OSEO, le Fonds Stratégique d'Investissement et la branche «entreprises » de la CDC). Le gouvernement prend ainsi le risque de bureaucratiser encore plus le financement public des entreprises. Chacun a surtout bien compris que la BPI était un instrument clientéliste que François Hollande a placé entre les mains de deux élus socialistes, Ségolène Royal et Jean-Paul Huchon.

La seule mesure qui va plutôt dans le bon sens est le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi présenté cette semaine en Conseil des Ministres, qui donne une certaine flexibilité au marché du travail, tout en protégeant mieux les travailleurs. Mais cela ne doit pas grand-chose au gouvernement. Ce texte est la transposition d'un accord entre partenaires sociaux, qui discutaient de ces sujets bien avant l'élection de François Hollande. Au demeurant, il n'est pas suffisant car il ne traite pas de la question du temps de travail ou de la formation tout au long de la vie. En outre, nombre de parlementaires socialistes ont déjà promis de dénaturer ce projet de loi qu'ils jugent trop favorables aux entreprises.

Rien dans la politique de François Hollande ne permet donc d'espérer une amélioration sur le front de l'emploi. Cette apathie face au chômage est inacceptable. Notre devoir est de mettre la pression sur le gouvernement pour le pousser à mettre en place les réformes indispensables pour restaurer la compétitivité et l'emploi. Ce sera l'enjeu de la motion de censure que je défendrai, dans quelques jours, contre la politique économique de la gauche.
 
Jean-François COPE

Non à la fiscalisation des allocations familiales


Sécurité : le laxisme de François Hollande


Conseil municipal du 21 février 2013 : intervention sur les rythmes scolaires


RAPPORT 2013-33 sur le secteur scolaire

Monsieur le maire, chers collègues,

Monsieur le maire,

Je profite de la présentation de ce rapport concernant le secteur scolaire pour intervenir sur le rétablissement de la semaine de 4 jours et demi.

Comment faire autrement puisque ce sujet important pour l'avenir de la scolarité des 12 000 élèves de Villeurbanne, que vous qualifié vous-même de révolution copernicienne, n'est pas inscrit à l'ordre du jour de notre conseil.

Il est dommageable pour la démocratie villeurbannaise que les élus de ce conseil découvrent dans la presse votre décision de mettre en vigueur dès la rentrée 2013 la réforme des rythmes scolaires voulue par Vincent Peillon.

Pourquoi ne pas proposez aux représentants élus de la population que nous sommes un débat sur une décision qui va profondément modifier l'organisation de nos écoles et la vie quotidienne de milliers de familles villeurbannaises et qui aura un coût financier non négligeable pour notre ville.

Le rétablissement de la semaine de 4 jours et demi représente un transfert de charges, non totalement compensé par le fond de soutien, vers les collectivités locales qui subissent déjà le gel des dotations de l'État imposé par Hollande et Ayrault.

Monsieur le maire, dans de nombreuses communes, les conseils municipaux ont été saisis à travers des séances extraordinaires ou des commissions générales ou les points de vue ont pu se confronter, les parents d'élèves et les enseignants écoutés et associés à la réflexion.

A Villeurbanne, point de débat !

Résultats.

Une majorité de conseils d'écoles s'est déclarée opposée à cette réforme et une grève importante a eu lieu la semaine dernière.

Devant les oppositions et les inquiétudes fondées des parents d'élèves, des ATSEM, des agents municipaux et des enseignants sur la durée de la pause méridienne ou la prise en charge du périscolaire par exemple, vous avez organisé en catastrophe des réunions d'information, et non de vrai concertation, depuis quelques jours. Vous avez même écrit aux parents inquiets pour défendre votre point de vue.

Votre méthode n'a rien à envier à celle de Vincent Peillon qui a refusé de dialoguer et voulu lui aussi passer en force...depuis quelques mois c'est devenu pour lui une spécialité !

Cette méthode est d'autant plus regrettable qu'il y avait une possibilité d'arriver à un consensus national sur la réorganisation du temps scolaire mais dans un projet éducatif global qui ne se limite pas à rajouter une simple demi-journée de travail par semaine.

Monsieur le maire, de nombreuses villes et non des moindres, de droite et de gauche comme notre voisine lyonnaise, ont choisi de reporter avec sagesse, en 2014 le rétablissement de la semaine de 4 jours et demi.

Monsieur le maire, adhérez au pragmatisme et au bon sens de tous ces élus dans l'intérêt des enfants et des familles de Villeurbanne !

Je vous remercie de votre attention.

Régis LACOSTE